Bel arbre pouvant atteindre les 10 mètres, l’érable argenté est devenu le cauchemar de Murielle Vigneault, résidante de Limoges.
« Sur Internet, la seule chose que j’ai trouvée à propos des risques de l’érable argenté, c’est que ses feuilles peuvent être mortelles pour les chevaux ou les poneys ! », raconte Murielle Vigneault, résidante de Limoges.
Pourtant, sans chevaux ni poneys, cette résidante de Limoges a découvert que la toxicité de l’érable argenté ne se limitait pas à la race chevaline. Si le magnifique arbre fait la beauté des forêts, dans un jardin, il est du genre « envahissant ». Installée depuis 1993 dans une maison du lotissement Le Baron, au 32, rue Monarch, à Limoges, Mme Vigneault en a fait la triste expérience.
« L’arbre a fait des dégâts partout, ses racines se sont propagées dans tout le jardin et menacent aujourd’hui ma maison », raconte-t-elle. Déjà planté lors de l’achat de sa résidence, elle n’en avait pas imaginé le danger. Il y a deux ans, constatant l’importance grandissante qu’il prenait, elle a fini par décider de le faire couper.
Mais les racines ont continué à se développer et les pousses à apparaître sur toute sa pelouse. « Tout le reste ne pousse plus, c’est encore pire cette année. C’est une véritable nuisance et je ne sais plus quoi faire », déplore-t-elle.
À côté des murs de sa maison, les racines menacent désormais, tout comme à proximité du générateur d’électricité d’Hydro Ontario pour toutes les résidences du quartier. « Nous avons tout essayé pour nous en débarrasser. On a utilisé du round-up (un désherbant – ndlr), du chlore… J’ai même appelé le Jardin botanique à Montréal pour savoir comment faire, ils m’ont dit que le chlore était la meilleure solution, mais ça ne fonctionne pas et ma pelouse est foutue », regrette-t-elle.
Aujourd’hui, son jardin est parsemé de trous et de zones jaunies par le chlore. « Nous allons essayer d’arracher la souche, mais les racines sont tellement répandues, dans des endroits aussi difficilement accessibles que près des fils téléphoniques et électriques, que je ne sais même pas si on va réussir. Sans compter que cela va complètement détruire mon jardin ».
La résidante a donc sollicité Le Reflet pour lancer cet appel : « Il faut que les gens sachent quelles sont les conséquences que provoque cet arbre et qu’ils évitent de le planter. Je ne comprends même pas pourquoi il est en vente libre tant il est nuisible. La ville devrait également en interdire la plantation ».
Elle demande également des conseils à toute personne qui pourrait l’aider.
Article publié dans l’édition du mardi 3 août 2010 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.