L’AFO CHERCHE LA STABILITÉ

Entré en poste depuis le 9 janvier dernier, le nouveau directeur général de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Peter Hominuk sait que ses défis sont immenses. Mais il compte bien se servir de son expérience pour faire avancer l’AFO.

Septième directeur général de l’AFO depuis sa création en 2006, Peter Hominuk aura la lourde tâche de faire oublier les graves problèmes de ressources humaines qui ont secoués l’organisme francophone ces dernières années.

« Le chiffre 7 est supposé être chanceux, sourit-il, évacuant la pression. Et je crois qu’aujourd’hui, le contexte est différent ».

Le natif de Welland s’est construit une solide expérience en occupant pendant les onze dernières années, le poste de directeur général de La Clé d’la Baie en Huronie, dans le comté de Simcoe.

L’organisme parapluie qui regroupe une radio communautaire, un centre culturel, une Assemblée Canadienne-Français de l’Ontario régionale et un organisme voué au développement de services de santé et de services sociaux a grandi sous sa direction, passant d’une petite dizaine d’employés à un groupe de soixante personnes.

« À l’échelle locale, j’ai souvent fait face aux problématiques provinciales. La structure de la population a changé et il y a beaucoup de nouveaux arrivants francophones, issus d’autres pays, en Ontario. Ce sont souvent ceux-là même qui demandent des services en français ».

Une autre perspective

Homme de communication, M. Hominuk a également travaillé comme agent de planification stratégique et des relations communautaires à TFO-TVONTARIO et comme directeur général à Direction jeunesse.

Désormais, la page des conflits à l’AFO tournée, une nouvelle s’ouvre sur un objectif ambitieux, le Plan stratégique communautaire de l’Ontario français 2011-2016.

Choisi hors de l’est d’Ottawa, M. Hominuk apportera sa connaissance régionale pour faire connaître le projet.

« Les membres veulent se tenir informer de ce que fait l’AFO », assure-t-il.

Le plan devrait permettre de développer un langage commun à tous les membres et de construire un espace francophone.

« On a l’impression que chacun travaille un peu de son côté, sans savoir ce qui se fait ailleurs. Le plan vise à corriger ça », juge le président de l’AFO, Denis Vaillancourt.

Des conversations communautaires ont débuté en 2011, qui se poursuivront cette année.

« Nous devons agrandir l’espace francophone et former la relève. On doit travailler avec tous les partis politiques pour ça et aussi avec les Anglophones car certains sont des grands sympathisants à la cause francophone », explique M. Hominuk.

Depuis son entrée en fonction le 9 janvier dernier, le nouveau directeur général multiplie les rendez-vous. La semaine prochaine, il se rendra à Toronto et prendra progressivement connaissance des dossiers.

Alors que M. Hominuk dit s’inscrire dans la durée, le président Vaillancourt explique ce qui a convaincu l’AFO de le choisir comme nouveau directeur général.

« Il va nous apporter son expérience et une nouvelle perspective. Ici, les gens ne se sentent pas trop menacés, mais hors de l’est ontarien, les communautés sont dispersées et doivent faire de grands efforts pour avoir les services en français ».

Article publié dans l’édition du jeudi 19 janvier 2012 du journal hebdomadaire L’Express Ottawa.

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