LE RETOUR AUX SOURCES DE PASCAL BESSETTE

Sept ans après son premier voyage en Tanzanie, Pascal Bessette retrouvera les étendues de la Tanzanie et défiera de nouveau le Kilimandjaro. Une ascension difficile, se souvient-il

« Nous avions l’habitude de voyager une fois par année avec mon épouse. En 2008, nous sommes allés en Afrique du sud pour faire un trek dans les Monts du Drakensberg, alors qu’elle était enceinte. Ça va être un retour aux sources de participer à cette aventure ».

Le Directeur exécutif des ressources humaines et développement organisationnel de La Cité collégiale, Pascal Bessette, est une sorte de guide au milieu du groupe qui prépare l’ascension du Kilimandjaro.

En 2005, il s’est déjà attaqué au toit de l’Afrique. Marathonien à l’endurance avérée, il sait pourtant que la partie ne sera pas facile.

« Je fais trois marathons par an et m’entraîne régulièrement. Pourtant, j’ai eu toutes les misères du monde à faire le Kilimandjaro. Sur notre chemin, nous avions rencontré des Russes qui fumaient et buvaient de la vodka tous les soirs. Ils sont arrivés deux heures avant moi au sommet ! ».

La condition physique n’est pas tout, prévient M. Bessette. L’altitude représente un défi, une fois franchis les 4 000 mètres.

« Un jeune hockeyeur de 20 ans a dû s’arrêter avant la fin. Tu ne peux jamais savoir comment ton corps va réagir avant de l’avoir essayé. Le trek n’est pas difficile en soi, mais c’est l’altitude qui fait la difficulté ».

Une bonne cause

Malgré tout, M. Bessette n’a pas été long à convaincre quand Luc Lapensée l’a approché.

« Il savait que je l’avais déjà fait et voulait donc profiter de mon expérience. Quand il m’a dit qu’on ne prendrait pas le même chemin que celui que j’avais déjà fait, ça m’a convaincu d’y retourner. La Tanzanie est un paradis, les gens sont accueillants et très chaleureux. C’est dur de décrire le Kilimandjaro, il faut l’avoir vécu pour comprendre. C’est une expérience de vie. On rencontre des gens des quatre coins du Monde, on tisse des liens, on discute… ». 

Alors qu’il a déjà presque atteint son objectif de récolter 5 000 $, M. Bessette avoue que c’est également la cause du projet qui l’a décidé.

« Ça fait 8 ans que je travaille à La Cité collégiale. Je vois les étudiants graduer, mais aussi avoir du mal à joindre les deux bouts parfois. La mission de la fondation est excellente. Récolter des fons pour l’Institut 911 permettra d’avoir des équipements à la fine pointe de la technologie et d’offrir à nos étudiants un meilleur enseignement ».

Lors des derniers entraînements dans le parc de la Gatineau, M. Bessette a senti la frénésie du départ envahir le groupe. Pour lui, la piqûre de la marche ne fait que ressurgir, mais le défi reste le même.

Les personnes qui souhaitent soutenir le projet Kilimandjaro de la Fondation de La Cité collégiale peuvent faire un don sur le site Internet www.endirectdukili2012.com ou au 613-742-2483 poste 2424.

Article publié dans l’édition du jeudi 19 janvier 2012 du journal hebdomadaire L’Express Ottawa.

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