BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

1 novembre 2008

 

 

La « déclaration d’amour pour le Canada » du président français Nicolas Sarkozy a déchaîné les passions à travers le Québec. Au triomphe des fédéralistes ravis de s’accaparer ses propos, les souverainistes oscillent entre embarras, surprise et accusation d’ingérence. Le nouveau chef d’état français peut quant à lui se féliciter : son passage a été remarqué.

 

Pour un temps, on se croirait revenu à l’époque du général De Gaulle et de son fameux discours depuis la terrasse de l’Hôtel de Ville de Montréal conclu par le vibrant « Vive le Québec libre !  ». Cette déclaration historique raisonne dans bien des têtes au moment de savoir si, 41 ans plus tard, son contemporain Nicolas Sarkozy a fait une erreur diplomatique ou réconcilié pour de bon le Canada et la France.

 

Une chose est sûre, à défaut d’avoir illuminé le sommet de la Francophonie par sa présence, Nicolas Sarkozy a pu s’envoler le cœur léger vers les cieux américains pour sauver le monde capitaliste : son absence a moins fait parler que ses déclarations pour un « Canada uni ». En un minimum de temps, il s’est assuré une exposition médiatique maximum. Voilà ce qu’on appelle une opération réussie !

 

Car depuis ses premiers pas et surtout, son retour triomphal sur le devant de la scène politique, l’homme s’est construit une stratégie imparable pour parvenir au sommet : une présence médiatique de tous les instants. Comme ministre de l’Intérieur, il ne rate   jamais une occasion d’aller sur le terrain, de couvrir le moindre fait divers, de se montrer encore et toujours… à condition que les caméras suivent. Le voir partout doit suffire à prouver son action à tel point qu’on se demande comment l’homme travaille entre ses déplacements, ses joggings, ses séances photos, ses interviews et ses plateaux télés. Il en fut ainsi quand il était ministre, puis candidat et aujourd’hui encore, devenu président, il nous ressert la sauce. Quatre mois après son élection, Nicolas Sarkozy est déjà apparu 224 fois dans les journaux télévisés contre 75 pour Jacques Chirac 5 ans plus tôt… Pas mal pour un président qui annonce une réforme par jour ! On ne compte plus les couvertures, les reportages et les articles qui lui sont consacrés dans Paris Match . De sa soif inaltérable de présence médiatique, le président français ne recule devant rien et met en scène sa vie privée, au point d’organiser une conférence de presse sur son lieu de vacances.

 

 

Savoir choisir ses amis

 

 

Au cours de ses longues années de politique locale et nationale, Nicolas Sarkozy fréquente les grands de ce monde et tisse ses liens de préférence avec les milliardaires bien placés. Son mandat de maire de Neuilly, une  des communes les plus riches de France, aide aux rencontres fructueuses. Son omniprésence dans les pages du Paris Match surprend moins lorsqu’on sait que le journal appartient au groupe Lagardère, dirigé par Arnaud Lagardère que Nicolas Sarkozy appelle affectueusement son « frère  ». Ni de sa présence soutenue au journal télévisé de TF1, chaîne appartenant à Martin Bouygues, parrain du fils de Nicolas Sarkozy.

 

Ce n’est pas un scoop, le président de France aime ce qui brille. Ce n’est pas pour rien que certains raillent son style « bling-bling ». Peut-être est-ce son héritage familial, lui qui est issu de la petite noblesse hongroise ? En France, il côtoie Vincent Bolloré, François Pinault, Serge Dassault ou encore Bernard Arnault. Une belle brochette de portefeuilles garnis, qui plus est propriétaires de grands médias. De quoi offrir à Sarkozy une tribune digne de son numéro. A l’étranger, ses mécènes se nomment Desmarais ou encore Mike Appe, ex-vice président de Microsoft qui lui offre une semaine luxueuse dans sa demeure sur le lac Winnipesaukee. Logique donc, que certains aient vu dans les déclarations fédéralistes de Sarkozy le résultat de ses liens avec la famille Desmarais.

 

En 1995, alors que Nicolas Sarkozy est au fond du trou, entamant sa traversée du désert après avoir soutenu Edouard Balladur contre Jacques Chirac, finalement élu Président, l’homme d’affaire canadien le prend sous son aile. Au moment de décorer Desmarais grand croix de la légion d’honneur, décoration nationale suprême en France, Nicolas Sarkozy rappelle d’ailleurs : " si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais ." Le 6 mai 2007, Paul Desmarais est d’ailleurs sur la « short list » des personnes invitées à célébrer le nouveau président sur les Champs-Elysées, au Fouquet’s.

 

Mais si Nicolas Sarkozy a vraiment voulu renvoyer l’ascenseur à son généreux protecteur, mieux vaut regarder du côté des affaires : la fusion entre Gaz de France et Suez, dont la famille Desmarais est le principal actionnaire via le Groupe Bruxelles Lambert (GBL), et le renforcement de l’action française en Afghanistan permettant à Total, dont GBL détient également des parts, de conserver son aura dans la répartition des exploitations du pétrole.

 

Nicolas Sarkozy n’a sans doute fait qu’exprimer ce qu’il pense en vantant le Canada uni. Comment Pierre Desmarais aurait-il pu voir en lui " quelqu’un qui serait bien pour la France ", comme le rappelle le quotidien La Presse ,  s’il défendait des positions souverainistes ?

 

 

Sarkozy, l’Américain

 

 

Durant sa campagne, Nicolas Sarkozy s’est souvent vu reprocher son attirance pour les Etats-Unis et la culture anglo-saxonne. Pas très vendeur pour une opinion publique élevée à l’antiaméricanisme… Qu’on se le dise, son discours et ses idées viennent de là, lui qui au ministère de l’Intérieur emprunte au maire de New York le fameux concept de la « Tolérance zéro ». En 2007, durant sa campagne, il rêve de subprimes à la française pour favoriser l’endettement des ménages, pas assez important selon lui. Ces subprimes, fruit pourri venu des Etats-Unis, qui ont finalement provoqué l’effondrement du système financier international. Devant le Congrès américain, il se fend d’une vibrante déclaration d’amour concrétisée par une plus grande implication de la France en Afghanistan.

 

Rien d’étonnant donc, à ce qu’il prenne le contrepied de De Gaulle, anti-atlantiste dont la méfiance vis-à-vis des Américains et des Anglo-saxons nourrit la légende. Dans sa volonté d’attirer l’attention pour exister, il ne peut se permettre de vivre dans l’ombre du général. Des propos souverainistes le relègueraient au rang de simple héritier sans le démarquer. En intervenant aussi directement, Nicolas Sarkozy s’offre la chance de figurer lui aussi dans les livres comme le président qui a modifié l’approche française au Canada.

 

 

Monsieur « je sais tout ! »

 

 

De toute façon, il ne peut se taire. Il est comme ça, Nicolas Sarkozy, un enfant à qui on donne la parole dans une soirée d’adultes et qui la confisque pour attirer l’attention. Quitte à dire tout et son contraire pour se rendre intéressant. Il se rêve grand homme en prenant la posture, quelque soit le sujet. Omniprésent, omnipotent, omniscient comme le veut la vieille tradition française d’Ancien Régime, il s’exprime sur tout et ne dit jamais « je ne sais pas ». Avocat spécialisé dans le droit immobilier, grisé par le pouvoir, il pense que le plus important n’est pas tant ce qu’il dit que l’aplomb avec lequel il l’exprime, y compris sur des thèmes qui lui sont totalement étrangers. Tant que la couverture médiatique suit…

 

Ainsi, en 2007, il gratifie le journal Philosophie Magazine d’un cours sur la génétique dans un débat où il explique qu’on « naît pédophile  » et que le suicide est inscrit dans les gênes ! De son discours, difficile de suivre un fil d’Ariane, il n’en sort qu’une bouillie intellectuelle. Alors qu’il demande à ses ministres   de faire des économies, il explose le budget de l’Elysée. Il annonce une équipe restreinte ? Les effectifs élyséens grimpent de près de 100 personnes un an après sa victoire. Il pourfend le capitalisme immoral mais fréquente ses plus grands défenseurs et contributeurs. Il prône la valeur du travail en privilégiant les rentiers. Il se fait le défenseur de la France qui se lève tôt mais mijote une réforme fiscale exclusivement profitable aux ménages les plus riches.  Enfin, n’oublions pas que l’homme qui vante l’union du Canada et cite en exemple l’Union Européenne, torpille cette institution depuis son élection avec notamment la création en parallèle de l’Union de la Méditerranée pour se rapprocher des pays africains sans passer par l’Europe.

 

Mais à l’extérieur, il est facile de se donner un statut de grand homme. Chirac l’avait fait avant lui. Qu’on ne s’y trompe pas, le courage politique de Sarkozy a pourtant ses limites. Pas question de parler d’Irak devant le Congrès américain, ni des droits de l’homme avec le dictateur lybien Kadhafi accueilli en grande pompe pour lui vendre des centrales nucléaires. Et que dire des chaleureuses félicitations à l’endroit de Vladimir Poutine lors de sa victoire pour le moins contestée ?

 

 

Tout ça pour ça

 

 

Finalement, les propos de Nicolas Sarkozy n’ont que peu d’impact. Si en 1967, le premier ministre Daniel Johnson avait besoin du soutien d’un personnage international pour défendre une place plus favorable du Québec dans le Canada, les Fédéralistes ne manquent pas d’appuis internationaux pour défendre un Canada uni. Il est somme toute surprenant de voir leur enthousiasme, loin des accusations d’ingérence lancées par le passé. Ont-ils besoin du soutien du colonisateur passé pour légitimer leur action présente ?

 

Quoi qu’il en soit le Québec n’est plus la France et l’avis de son président, tout vêtu de son beau costume de chef de l’Union Européenne, ne doit pas faire oublier que cette question demeure interne. Mais que les Souverainistes se rassurent : avec un ami pareil, pas sûr que le Canada soit servi.

 

 

Article publié dans l’édition de novembre-décembre du journal montréalais, L’Interligne.


POINT DE VUE NE REND PAS AVEUGLE

1 octobre 2007

 

Cher Monsieur Robitaille,

                                                                                                                                                                                   Je vous prie d’excuser la lenteur de ma réaction, mais ce délai de réflexion supplémentaire permet peut-être de mieux voir les choses en relief, ce qui manque parfois aux quotidiens composant avec l’impératif « temps ».

 

Dans votre article du lundi 19 novembre 2008, vous abordez avec conviction les grèves et manifestations qui se déroulent présentement en France sur, entre autres, les régimes spéciaux de retraite que le gouvernement de Monsieur Fillon veut réformer.

 

D’un parti pris peu discret, votre analyse me semble mépriser une partie du sujet et   vos allégations et vos sources paraissent échappées d’un communiqué de presse de l’Elysée.

 

Je ne puis vous reprocher de présenter Monsieur Nicolas Sarkozy comme un révolutionnaire, nouveau Che Guevara au pays du syndicalisme arriéré des maudits Français car, depuis son ascension, le terme même de révolution comme celui de réforme est utilisé à tort et à travers. Si bien qu’on ne sait plus à quel syndicaliste se vouer et qu’on entend le président Français en appeler à Guy Môquet tout en citant Maurice Thorez : « Il faut savoir terminer une grève  ».

 

Trêve de plaisanterie, si la cause des syndicats me semble entendue et surtout perdue, je trouve que vos propos manquent de nuance à leur égard. Si leur moyen d’expression semble dépassé car peu efficace, il ne faut pas oublier que les manifestants et les syndicats ont longtemps hésité à se lancer dans pareille aventure.

 

Se sachant coupés de l’opinion publique et conscients du piège médiatique installé par Monsieur Sarkozy, la CGT et la CFDT avaient tendu une perche au gouvernement proposant une réunion tripartite de crise avant d’en arriver à la grève. Sans réponse aucune comme en témoigne le très peu vindicatif patron de la CFDT, François Chérèque, au micro de la radio RMC : « on a le sentiment que le gouvernement nous demande de faire grève  ».

 

Car il semble plus que jamais, aujourd’hui, que la conception démocratique du nouveau président français repose sur le rapport de force. Pas de gagnant-gagnant, juste un vainqueur pour pouvoir ensuite parader dans les journaux et montrer qui a la plus grande… gueule !

 

Pourtant, les syndicats reconnaissent, tout comme une large partie des personnes concernées, la nécessité de réformer les régimes spéciaux comme l’expliquait Jacques Eliez, secrétaire de l’union syndicale CGT-RATP (majoritaire) « On nous entraîne sur de faux débats, comme la question de la prise en compte de la pénibilité de notre travail dans la future réforme : mais aujourd’hui, il n’y a plus personne qui charge le charbon dans la locomotive. Pour l’ouvrier de l’usine Peugeot en face, on est des nantis. Et il a raison : notre métier n’est pas plus dur que le sien !  ».  Eclair de lucidité ou clairvoyance syndicale ?

 

Contrairement à ce que laisser entendre votre papier, les syndicats ne se battent pas pour maintenir un certain statu quo ou conserver leurs avantages acquis. Pas seulement. Ils souhaitent juste que le calcul de la retraite soit adapté aux réalités contemporaines sans passer nécessairement par les fonds de pension et les assurances privées qui pénalisent les plus faibles et obligent les aînés à travailler jusqu’au bout pour se payer un 1 ½.

 

Il ne s’agit donc pas d’un simple problème entre Sarkozy « le réformiste » et les syndicalistes « enfants gâtés » mais d’un vrai débat de société sur une manière de voir le vivre ensemble. Explications avec ce même Jacques Eliez : « Notre système de retraite repose sur les cotisations liées au travail, alors qu’aujourd’hui le monde du travail s’est déshumanisé. Quand une machine remplace dix employés, il faut la faire contribuer sur cette part sociale . » N’est-ce pas là une réforme sérieuse qui pointe le bout de son nez ? Bonne ou mauvaise, elle semble en tout cas bien loin du statu quo annoncé.

 

Alors il est vrai qu’aujourd’hui, seules les propositions patronales semblent être sérieuses et envisageables. Qu’attendre de plus que le mépris pour de telles propositions quand pour la première fois de la 5ème République, un président en exercice est descendu dans la mêlée pour prêcher sa vision sociétale aux patrons regroupés en université d’été, en août 2007 ?

 

Le débat des régimes spéciaux semble quelque peu exagéré quand on se rend compte que l’économie réalisée par le gouvernement sur ce dossier est anecdotique ( 200 millions d’euros la première année, un milliard dans cinq ans, et deux milliards dans dix) comparativement aux 18 milliards d’exonérations de charge gracieusement offertes aux entreprises encore cette année, pour un résultat sur le chômage très limité et des pertes financières importantes pour les régimes déficitaires d’assurance sociale.

 

La grève d’aujourd’hui est une grève éminemment politique et la seule réponse proposée, le mépris et le passage en force, témoigne que Monsieur Sarkozy oublie que la démocratie est avant tout un art du compromis. 

 

 

Réponse à l’article de Louis-Bernard Robitaille, correspondant à Paris  pour le quotidien québécois La Presse , envoyée le 21 novembre 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


UNE SOMBRE HISTOIRE D’AD-HAINE

1 octobre 2007

 

Moins médiatique que les banlieues françaises en feu en 2005, moins locale que le débat sur les accommodements raisonnables de la commission Bouchard-Taylor, la polémique sur l’utilisation du test ADN en France révèle une nouvelle donne pour les immigrés : moins de droit, plus de devoir. Rompez  !

La France voudrait faire fuir les immigrés qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Que voulez-vous, l’immigré n’est pas très rentable politiquement et plutôt que de parler des mauvais choix politiques du gouvernement ou des cadeaux consenties à la tranche de revenus la plus haute du pays, mieux vaut identifier un ennemi commun sur lequel taper. Ils sont quand même bien pratiques ces immigrés, on en viendrait presque à souhaiter que les choses ne s’améliorent pas chez eux car ils viennent quand on les siffle et se font petits quand on les gronde. Et qu’ils ne s’aventurent pas à aboyer car ils ne sont qu’invités.   A ce titre : ni avis, ni possibilités d’émettre des critiques.

 

Comme le disait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes !  ». Et pour être sûr d’atteindre ses quotas de sans papiers renvoyés par charter, le nouveau président français se prend au jeu d’en empêcher le plus grand nombre d’arriver.

 

En témoigne un amendement au projet de loi, déjà peu engageant, sur l’immigration, inspiré par un élu anciennement proche du Front National qui fricote aujourd’hui avec la droite gouvernementale et respectable. Son idée : le test ADN.

 

Pour les non-scientifiques qui souhaiteraient en apprendre sur le thème, le test ADN est une sorte de contrôle d’identité via les gênes. Chacun possède sa fiche qui permet de retracer notre histoire génétique, c’est-à-dire notre arbre généalogique. En gros, cela permet de savoir qui sont tes parents, quels sont tes antécédents et même, comme l’avait expliqué dans une vision apocalyptique le film Bienvenue à Gattaca, d’envisager un jour de sélectionner les meilleurs via l’eugénisme.

 

La France n’en est pas encore là, mais alors que ce test avait fait l’objet d’un consensus pour en limiter l’utilisation aux cas de justice – pour retrouver un criminel, par exemple – et à la recherche médicale, le nouveau président qui souhaite briser les tabous pour paraître moderne, quitte à faire preuve d’une démagogie populiste de bon aloi, envisage de l’utiliser pour les immigrés qui demandent, une fois arrivés en France, le regroupement familial avec leurs enfants restée au pays. 

 

Gentille manière d’accueillir les gens que de les ficher et de les soumettre à un test humiliant pour juger de leur bonne foi. Y a-t-il réellement un problème de regroupement abusif ? Les immigrés sont-ils assez bêtes pour faire venir avec eux des enfants qui ne sont pas les leurs pour en avoir la charge sur place ? Quels pays, aujourd’hui, considère le sang comme seul lien familial possible ? Et enfin, quelle démocratie méprise à ce point la liberté individuelle et son corollaire le droit privé au point de mettre en place de telles pratiques juste pour une catégorie « pas très nette » de sa population ?

 

A n’en pas douter, en France comme au Québec, l’idée d’avoir une base électorale raciste et stupide aiguise l’appétit des indéboulonnables élus qui se verraient bien prendre un peu de rab’ sur le dos des immigrés. Tant pis si dans la réalité, les pays occidentaux vieillissants ont besoin de cette main d’œuvre. Tant pis pour la richesse indéniable qu’apporte le multiculturalisme. Tout cela n’est bon que pour les utopistes. Ceux-là même qui pensent que sans difficultés d’avenir, dans un pays où l’espoir n’est pas un vain mot, ces gens-là auraient sans doute d’autres rêves que de quitter leurs proches et leurs racines pour venir affronter des traitements humiliants et la méfiance du Vieux Continent. Présumé coupable, levez-vous !

 

La réalité étant : accueillons-les en cachette et gardons-les sous le coude pour les sortir quand le peuple gronde. Chère France, quand je vois ton amendement, il ne me reste qu’une idée : puissent les immigrés ne plus vouloir de ton hospitalité sans manière et ton électorat raciste finir par s’entretuer !  

 

 

 

Article non publié.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


DERBY A LA BEAUJOIRE

28 août 2003

 

Samedi, le FC Nantes reçoit les Girondins de Bordeaux pour un derby de l’Atlantique très attendu. Pour les deux équipes, il s’agira de tenir les promesses entrevues ces derniers temps.

 

 

Nantes vise la passe de quatre

 

 

Avec déjà trois victoires au compteur en quatre journées, le FCNA renoue avec un rang plus proche de son standing. L’élimination prématurée en Coupe Intertoto face à Pérouse (Italie) a finalement permis aux canaris de rentrer rapidement dans la saison, sans dilapider le capital énergie que nécessite une telle compétition et qui peut s’avérer préjudiciable par la suite. Deuxième au classement à la veille de recevoir le voisin bordelais, Nantes entend donc poursuivre la série en cours. « Bordeaux sera un bon test, presque un tournant  » annonce déjà Mickaël Landreau. D’autant qu’en cas de victoire, ils pourraient dépasser Lille, qui ne compte qu’un point d’avance, pour prendre la première place. Motif d’optimisme : en deux matchs, Nantes a gagné deux fois sans concéder le moindre but. Seule ombre au tableau, l’entraîneur des verts et jaune Loïc Amisse ne pourra compter sur son meneur Stéphane Ziani, au repos forcé pour trois semaines.

 

 

Bordeaux rassure

 

 

A quelques kilomètres plus au sud de la Beaujoire, le moral revient en Gironde. Très vite annoncé convalescent après un mauvais départ et deux défaites de rang, les Girondins se sont repris. Un premier succès à Guingamp (3-1) suivi d’une confirmation à domicile face à Auxerre, avec la manière (2-0), ont redoré le blason des hommes d’Elie Baup. Pochettino semble avoir trouvé ses marques après un début d’exercice un peu poussif et le brésilien Deivid a marqué au cours de ses deux dernières sorties. La venue de l’ex-madrilène Celades a fait du bien à l’équipe. De quoi aiguiser l’appétit girondin : « Nous allons à Nantes avec le mental pour gagner  » prévient l’espagnol. En dix rencontres à la Beaujoire, Bordeaux présente un bilan de quatre défaites, trois matchs nuls et trois victoires. En cas de succès, Bordeaux reviendrait du même coup à la hauteur de son rival du soir. Ce sera sans doute sans Pochettino puisque l’international argentin a reçu un coup sur le genou gauche lors d’un entraînement mercredi, celui-là même qui l’avait fait souffrir après le match face à Auxerre.

 

 

Article publié sur le site internet Sport24.com


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