MAGIC OF THE DANCE : PAR AMOUR DE LA DANSE IRLANDAISE

27 septembre 2002

 

 

Après le triomphe de « Riverdance » et « Lord of the Dance », un nouveau spectacle de danse irlandaise brille sur la scène mondiale. Et après avoir conquis le théâtre Mogador à Paris, « Magic of the Dance » arrive à Toulon, mercredi 9 octobre.   

Avec dans ses rangs le double champion du monde de danse irlandaise, Michael Donnellan et son record de 40 pas à la seconde, la troupe possède tous les ingrédients pour faire vibrer le Zénith. D’autant que derrière les performances hors normes des danseurs, il y a aussi et surtout une histoire d’amour sur fond de famine, celle qui frappa si durement l’Irlande au XIXème siècle et obligea beaucoup d’Irlandais à l’exil. Rencontre avec Bob Bales, directeur artistique.

 

 

Pourquoi avoir choisi cette période si douloureuse de l’histoire de l’Irlande comme thème de votre nouveau spectacle ?

Bob Bales (directeur artistique)  : « Nous avons choisi cette période car c’est un élément très délicat de l’histoire de l’Irlande. Tout est prohibé par Cromwell. Pourtant, les gens continuaient à faire vivre leur culture traditionnelle, chez eux, en cachette, de père en fils. Les protagonistes témoignent de la manière de vivre à cette époque. Dans l’histoire de l’Irlande, les claquettes sont une forme d’art et la marque d’un esprit de survie, pour rester digne de son histoire et de sa culture. C’est pourquoi nous avons choisi majoritairement de faire un spectacle de claquettes traditionnelles irlandaises, en y ajoutant, mais très peu, des éléments modernes et des claquettes américaines.  »  

 

Vous avez fait le choix de monter un spectacle plus intime, éloigné des dernières productions de danse irlandaise, n’est-ce pas pourtant ce qui en fait le succès ?

Bob Bales : «  Il y a trois ans, nous avons choisi de commencer le spectacle avec une troupe d’une dizaine de danseurs seulement, dont l’irremplaçable de Michael Donnellan, dans le rôle du diable et de la famine. Nous sommes devenus une grande famille, très hétéroclite, avec des danseurs de plusieurs nationalités : polonaise, française, allemande, américaine et bien sûr… irlandaise.

Comparativement, il est vrai que Lord of the dance compte plus d’une soixantaine d’artistes. Mais nous préférions faire ce choix d’un spectacle différent où, étant moins nombreux sur scène, nous pouvons être plus proches du public. Idéalement, et même si nous sommes flexibles, nous préférons d’ailleurs jouer devant 600 à 3000 personnes maximum pour pouvoir communier avec les spectateurs. C’est la configuration idéale pour donner la pleine mesure à Magic of the dance.  »  

 

Mise à part cette notion, qu’est-ce qui différencie justement votre spectacle des productions à gros succès qui l’ont précédé ?

Bob Bales  : «  Nous nous sommes intéressés à des danses beaucoup plus traditionnelles, tout en ajoutant quelques touches de modernité pour capter un plus grand public. Riverdance s’intéressait davantage à la culture celtique ; Lord of the dance avait un côté plus hollywoodien. Même si en tant que spectateur, je peux apprécier ce choix, en tant que réalisateur, je préfère « faire à l’européenne ». Et puis, malgré leur succès, il n’était pas question de faire la même chose. Nous nous sommes vraiment attachés à rester le plus proche possible de la tradition. Et d’ailleurs, à la fin de notre spectacle, beaucoup de personnes dans le public nous confient que ce qu’elles ont vu était assez proche de ce qu’elles connaissaient de l’Irlande.  »    

 

 

Propos recueilllis pour l’édition varoise du journal, La Marseillaise et publiés le 27 septembre.  


TOULON S’OFFRE UN BOL D’AIR

12 septembre 2002

 

Du 19 au 22 septembre, Toulon se penche sur les problèmes liés à la pollution et sur les solutions à apporter. Avec en point d’orgue, le 22, la journée internationale « En ville sans ma voiture ».

 

 

Il faut savoir reconnaître les bonnes intentions. Pour ce week-end, on applaudira donc des deux mains l’initiative municipale, aussi peu originale soit-elle. La Ville de Toulon, en collaboration avec le Conseil général, organise quatre jours d’activités de sensibilisation aux problèmes liés à l’environnement.

 

Il faut dire que notre bonne vieille ville portuaire a de quoi se soucier de la pollution. Au mois de juillet, Toulon a connu six pics de pollution. Autant dire qu’il devient urgent de s’en préoccuper. Depuis 20 ans, la pollution liée aux transports a augmenté de plus de 30 %, une hausse qui s’explique en grande partie par une croissance du trafic automobile. En ville, le problème est sérieux puisque la consommation est quatre fois supérieure à celle sur autoroute. Dans l’agglomération toulonnaise un million de personnes se déplacent par jour et seulement 7 % se déplacent en transports en commun. Pas étonnant, vu le service offert…

 

 

Rouler propre

 

 

Or, la pollution provoque d’une manière générale une augmentation des problèmes respiratoires. Le bruit lié au trafic est également un des problèmes auquel il convient de remédier. Ce n’est pas être grincheux que de réclamer des transports moins bruyants, ni même être trop tatillon quand les études scientifiques mettent l’accent sur les conséquences néfastes du bruit, comme notamment le stress,  sur les riverains. Quotidiennement, les bruits dépassent la norme des 65 décibels, niveau à partir duquel apparaisse des troubles sanitaires.

 

Dans ces conditions, les transports en commun, avec des véhicules plus propres et moins bruyants, pourraient satisfaire bon nombre d’habitants. Mais pour cela, il conviendrait bien sûr que le réseau couvre toute la ville et que les usagers soient sensibilisés à leur usage. Car 7 %, c’est encore très peu pour une ville comme Toulon.

 

Et si les Toulonnais persistent à se refuser aux transports en commun, ou en attendant un réseau digne de ce nom, restent que des automobiles plus propres seraient un palliatif acceptable. Rendez-vous donc pris sur la place de la Liberté où le salon du véhicule propre qui se déroulera pendant les quatre jours. Parallèlement, un espace de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée sera dédié aux transports publics, et notamment au futur tramway toulonnais. Co-organisé par l’AVEM (Avenir du véhicule électrique méditerranéen) et « Espaces pour demain », deux associations varoises, le salon tâchera de faire connaître aux usagers les solutions existantes en matière de véhicules propres.

 

 

Tous écolos ?

 

 

A l’échelle internationale, le dernier sommet de Johannesburg a montré qu’il reste encore du travail, prouvant au passage que la thématique écologique intéresse davantage en théorie qu’en pratique. Selon Greenpeace, le sommet fut d’ailleurs « un véritable échec  ».

 

A l’échelle locale, le maire de Toulon, Hubert Falco, appuie ses propos tenus lors du dernier conseil municipal « sans être Verts, nous pouvons être capables nous aussi de faire de l’écologie  ». D’en faire, peut-être, mais d’en comprendre les enjeux et les obligations, pas sûr, et de prendre les décisions impopulaires que cela peut nécessiter, certainement pas. La droite nationale a repris à son compte avec une démagogie déconcertante le cheval de bataille des anciens amis de Dominique Voynet. Si bien que Jacques Chirac a gratifié l’Afrique du Sud et le monde d’un discours enflammé pendant Johannesburg, et ne rate pas une occasion de défendre Kyoto par des tirades véhémentes. Pourtant, quelles sont ces résultats à l’échelle nationale ? Les nombreux dérapages de la ministre de l’Environnement, Roselyne Bachelot, et le soutien indéfectible de la France au nucléaire comme avenir écologique de notre pays, et ce malgré un traitement des déchets plus que problématique, laissent planer un doute sur la compétence écologique de la vague bleue. Et lorsqu’Hubert Falco juge que le tunnel aura une incidence directe sur la qualité de l’air toulonnais, on est en droit de s’interroger.

 

Car même si ce dernier, en chassant les véhicules de la surface et en évitant les embouteillages, « ce seront encore des voitures polluantes qui l’emprunteront  » comme a tenu à le rappeler le conseiller municipal des Verts, M. Marfaing. Mais personne à droite n’est écolo au point de faire la guerre qui s’impose aux voitures. Ou alors, personne n’ose le dire. Mais comment faire de l’écologie et de la lutte contre la pollution atmosphérique tout en ménageant la susceptibilité des automobilistes ?

 

Toujours est-il que l’écologie est à la mode, ce qui lui confère un véritable enjeu électoral, y compris à l’échelon local. Selon un sondage Impact Médecin/IPSOS, les citadins se montrent très inquiets : 66 % estiment que la qualité de l’air de leur ville s’est plutôt détériorée ces dernières années, et 64 % sont prêts à payer plus cher pour une voiture moins polluante. Si bien que paradoxalement, le marché à l’origine des déboires écologiques pourraient encore être le grand gagnant du tournant vert de la clientèle. Pas étonnant qu’il tente de se refaire une virginité pour convaincre de nouveaux acheteurs. Et finalement, en Politique, c’est un peu pareil.

 

Mais à Toulon, tant que le tramway, prévu pour 2008, ne sera pas fonctionnel et que la politique des transports en commun ne sera développé que partiellement, les résultats seront infimes et le scepticisme quant au tournant vert de la municipalité persistera. Et ce n’est pas avec un simple week-end « environnement » que l’on devient écologiste. Tout juste on essaie de « faire de l’écologie  », ce qui n’est précisément pas la même chose.

 

 

Article publié dans l’édition varoise du journal La Marseillaise , le jeudi 12 septembre 2002.

 


JAMES BROWN SAIT Y FAIRE

30 juillet 2002

 

Le « Parrain de la soul » a fait le plein pour l’avant-dernière soirée des Voix du Gaou.

 

Les organisateurs des « Voix du Gaou », Jean-Louis Andréani et Dominique Luchetti, avaient bien prévu le coup. En concluant le festival avec James Brown, tête d’affiche de cette septième édition, le staff était sûr de remplir les gradins : quand le parrain de la soul et du classique funk se déplace, les fans de toutes les générations répondent présents.

 

Hier, ils étaient des milliers massés devant le podium pour acclamer l’idole américaine. Voilà trois ans que James Brown n’avait pas sorti un album, « Lover over due » a donc enfin comblé le vide. Restait à savoir si ce qu’il est encore capable de faire en studio, il peut aussi le faire sur scène. A voir sa performance d’hier, nul doute que les sceptiques auront quelques arguments.

 

Satisfaction pour les fans

 

Pour les inconditionnels, pas d’hésitation, la satisfaction l’emporte. Mais à s’y pencher de plus près, James Brown est quand même un peu usé. Certes, la performance est belle de pouvoir enchaîner les tournées à son âge. Certes, son spectacle aura duré presque deux heures, hier. Sa voix stridente unique, son sens du rythme et son enthousiasme restent intacts. Mais sur l’ensemble du show, le « parrain de la soul » aura finalement peu chanté, souvent suppléer qu’il fût par les chœurs ou par des interludes musicaux propres à économiser son énergie déclinante. Restent ses déhanchements légendaires, son lancé de micros et son charisme inaltérable pour envoûter les foules. Pour les pirouettes, on repassera.

 

Show man

 

Car s’il n’est plus tout jeune, James Brown reste une bête de scène. A son âge, on ne lui fait pas, il connaît la chanson et maîtrise les ficelles du métier. Ainsi, pour faire monter la fièvre, un chauffeur de salle prépare à l’arrivée du chanteur. Tout le concert s’articule comme un grand spectacle où l’on vient moins écouter de la musique que participer à la mise en scène d’une légende autour de 17 artistes, chorégraphes, choristes et musiciens qui dans l’ombre font tourner la boutique. Dans sa tenue bleue à paillettes, James Brown n’a finalement presque qu’à se contenter d’être là et de laisser agir son talent de show man.          

 

Tout est parfaitement huilé, de la tenue jusqu’aux pauses musicales pour reprendre son souffle, sans oublier, bien sûr, la « set list ». Ainsi, les tubes les plus connus, ceux les plus attendus devront attendre la fin. Et lorsque résonne les accords de « I feel good », « Sex machine » ou encore «  Man men’s world », le public ne peut masquer sa joie et les frissons parcourent l’assistance qui attendait surtout ça. Et quand James Brown lance quelques mots de français à l’assistance, les tonnerres d’applaudissements prouvent que le pari est réussi.

 

Alors, tant pis pour les quelques grincheux qui restent sur leur faim, le public dans sa large majorité a vu ce qu’il voulait : une légende dans son élément.

 

 

 

Article publié le 30 juillet 2002 dans l’édition varoise du journal La Marseillaise .


LA RUDA SALSKA : « NOUS SOMMES UN GROUPE CONCERNÉ »

22 juillet 2002

 

 

Depuis 1993, la Ruda Salska s’est fait une place de choix dans le paysage musical rock français et européens. Actuellement en tournée pour l’été, le groupe de copains de Saumur nous gratifie d’une étape à Six-Fours, ce soir à 19h30, dans le cadre du festival du Gaou. L’occasion de découvrir les cuivres surchauffés de son nouvel album « Passager du réel », sorti le 2 octobre dernier. Rencontre avec Pee-why, le bassiste de la Ruda Salska.

 

 

A quel style peut-on se référer quand on vient découvrir pour la première fois la Ruda Salska en concert ?

Pee-Why (bassiste) : « Beaucoup nous rangent dans la catégorie ska, du fait des cuivres. Nous n’aimons pas spécialement les étiquettes, mais puisque les gens nous en collent une de toute façon, autant le faire nous-mêmes. Je dirais donc que nous sommes un groupe de rock avec des tendances alternatives, pop, punk et ska, plus proches du rock-ska que du ska. Les gens qui nous cataloguent ska doivent d’ailleurs être très surpris quand ils nous voient pour la première fois en concert !   

On a parfois parlé de ska festif à notre sujet, ce qui me gonfle un peu, bien que j’apprécie certains groupes de cette scène. Je pense notamment à Marcel et son orchestre, que nous connaissons bien, qui utilise à merveille le millième degré avec en fond un vrai discours social."

 

La Ruda Salska se rapproche-t-elle aussi de cette partie engagée propre aux groupes alternatifs ?

Pee-Why : « Les paroles de la Ruda Salska peuvent être légères ou plus sérieuses, mais nos textes traitent de tous les thèmes et pas seulement l’aspect social. Nous ne sommes pas un groupe engagé et marqué politiquement à proprement parlé, je dirais plutôt que nous sommes un groupe concerné. Nous sommes acteurs et spectateurs, ce qui nous oblige à avoir une opinion. Mais notre discours prône davantage l’évolution que la Révolution. Au lieu de faire de grands discours, à mon sens peu parlants, nous préférons essayer d’améliorer les choses concrètement. Notre combat est avant tout un combat contre la connerie : celle des autres, mais aussi la nôtre. »

 

Qui se retrouve dans cette croisade contre la connerie menée par la Ruda Salska ?

Pee-Why : « On retrouve de tous les styles, de la midinette au gros keupon »

 

En 1995, le groupe a ajouté une section cuivre. Qu’est-ce que cela apporte de plus à votre formation ?        

Pee-Why : « Plus de travail ! (rires) Plus sérieusement, les cuivres nous donnent une plus grande richesse musicale et nous permettent de donner un côté plus mélodique à notre musique »

 

Parlez-nous de votre dernier album, « Passager du réel » ?

Pee-Why : « C’est un album aux accents plus pop et aux tempos plus lents. Cette nouveauté vient de notre volonté d’évoluer et de ne surtout pas nous répéter. Nous ne voulons pas refaire exactement la même chose qu’avant, ça ne nous apporterait rien ».       

 

Vous êtes en tournée en France et en Europe jusqu’à la fin du mois d’août, quels sont vos projets ensuite ?

Pee-Why : « En tout, cette année, nous aurons fait plus de 110 dates à travers la France et l’Europe. La tournée actuelle se passe super bien, nous avons fait le plein partout. Mais je pense qu’une fois celle-ci achevée, nous aurons besoin de disparaître pendant au moins un an et demi ! »

 

C’est dont le moment où jamais…

 

 

Propos recueillis pour l’édition varoise du 22 juillet 2002 du journal La Marseillaise .

 


LE SOLEIL, LA MER ET… PLUS D’UNIFORMES

5 juillet 2002

 

Les touristes ne seront pas les seuls à débarquer sur les plages cet été. Avec eux, ce sont les renforts de police et de gendarmerie qui rejoignent leurs homologues varois afin de lutter contre la petite délinquance.

 

« Le littoral varois est l’un des secteurs les plus sensibles de la côte méditerranéenne, notamment le golfe de Saint-Tropez  ». Pour justifier le déploiement massif de nouveaux effectifs en cette période estivale, la préfecture maîtrise son argumentation. Il faut dire que la tendance n’est pas nouvelle. Avec une démographie galopante pour les congés d’été, le Var fait chaque année appelle à un renforcement temporaire des effectifs moyens, comme tout département estival. Gendarmes et Compagnie républicaine de sécurité (C.R.S) seront donc en visite dans le Var et se grefferont cet été encore sur les équipes existantes, au coup par coup, pour pallier aux urgences.

 

Ils seront partout

 

Mercredi 3 juillet, Jean-Luc Névache, préfet par intérim, a donc fait sa revue d’effectifs des renforts. L’occasion de rappeler le mot d’ordre de cette saison 2002 : le terrain. Et l’été, le terrain est vaste. Sur la mer, sur les plages et dans les centres-villes, les nouveaux venus devront « répondre aux attentes de la population en matière de lutte contre la petite et moyenne délinquance », explique le commandant Gangloff, des CRS de Marseille. En accord avec le discours sécuritaire de la dernière campagne présidentielle, le ministre a d’ailleurs reconduit l’opération Tranquillité Vacances afin « de mieux lutter contre les cambriolages et les infractions sur la voie publique » .

 

Pour le district ouest (Bandol, La Seyne, Saint-Cyr…), 70 C.R.S marseillais complèteront le travail de la Police générale ; le district est (Hyères, Fréjus, Saint-Raphaël…) accueillera quant à lui 80 fonctionnaires venus de Lille. Au total, ce sont donc 150 renforts qui poseront leur valise dans le département pour la période d’été.

 

Si comme chaque année, les Maîtres Nageurs Sauveteurs (M.N.S) s’installeront sur les plages, Six-Fours a décidé d’innover : sur terre, tout d’abord, en dotant les abords des plages d’une équipe de 5 C.R.S en VTT ; sur mer ensuite, puisque une patrouille circulera en vedette à 300 mètres de la côte pour surveiller notamment l’Ile des Embiez.

 

 

Un soupçon de prévention    

 

La répression ne sera néanmoins pas la seule préoccupation de la préfecture. Pour se faire, le dispositif prévoit la distribution et l’affichage de documents d’information et de prospectus pour informer les passants. D’autre part, une partie des effectifs de renfort sera mobilisée sur les Centres de Loisirs Jeunes. Depuis deux ans, à La Seyne, ce dispositif composé de trois policiers titulaires et d’un adjoint de sécurité fonctionne toute l’année. Il en va de même pour Sanary / Bandol, Hyères et Fréjus / Saint Raphaël. Leur but : prévenir la délinquance par la mise en place d’activités ludiques et sportives pour les jeunes, comme la voile, le football ou la plongée sous-marine. Pendant l’été, 20 gardiens de la paix se joindront aux rangs des quatre centres du département  pour encadrer au mieux les jeunes.

 

Mais qu’on ne s’y trompe pas, « l’exigence de résultats rappelé par le ministère de l’Intérieur durcit l’impératif de cohérence et d’efficacité du dispositif pour un bon déroulement de la saison estivale », rappelle la Gendarmerie nationale. De la prévention, certes, mais surtout de la répression. Attention néanmoins à ne pas faire trop de zèle…

 

 

 

Article publié dans l’édition varoise du vendredi 5 juillet 2002 du journal La Marseillaise .


UN MATIN SUR LE MARCHÉ

28 février 2002

 

 

En pleine vague de travaux de modernisation sur le marché Lafayette à Toulon, commerçants et habitués font contre mauvaise fortune bon cœur dans l’attente de la fin du chantier qui perturbe la vie du cours.

 

« Peu concernés » , les habitués du cours Lafayette n’ont pas tant été bouleversés par les déplacements qu’ont entraîné les travaux de réfection du plus « beau marché de Provence ». Il faut dire que ceux-là ne visent pour l’heure que certains coins et que la grogne vient surtout des vendeurs de fruits et légumes. Fidèle au poste depuis plus de 15 ans, Annie fait partie des malheureux élus au déplacement forcé : « ils ont intérêt à se bouger car pour l’instant, je vois surtout que ma caisse diminue plus vite que leurs travaux n’avancent ! », constate-t-elle. Un passant l’interpelle : « Tu es ici maintenant ? », la commerçante lui rétorque amèrement qu’elle en est bien obligée. Pour la consoler, sa voisine lui raconte que quelques années auparavant, un même changement d’emplacement lui avait valu plus de clients. Pas suffisant pour dérider Annie qui, en plus, ne comprend pas la période choisie pour ces chamboulements.

 

Ses confrères, quoi que moins véhéments, regrettent également que les pelleteuses envahissent la place en plein été. « Pourquoi faire ces travaux en saison haute, pendant que le sud attire de nombreux touristes ? », s’interroge Kamel. Un avis partagé par tous les commerçants qui, bien que la plupart ne constate pas de baisse de fréquentation, déplorent que tout ce remue-ménage n’ait pas lieu en hiver.

 

Sur le long terme, « Med’ » convient tout de même que ces modifications vont « améliorer les choses et donner une nouvelle jeunesse au marché en le rendant plus propre et plus grand ». Mais même sur ce point, les avis divergent… Jean-Marc, vendeur sur le cours Lafayette depuis 6 ans, déplore cette volonté d’agrandissement du marché qui, du coup, « perd son statut de petit marché provençal  ». Si pour l’heure, ses affaires continuent à tourner, il redoute quand la vague de travaux l’atteindra. « Quand viendra notre tour, c’est sûr que nous serons embêtés » ; même si, comme le concède Danièle, « le chantier était prévu depuis bien longtemps »…    

 

 

Article publié en juin pour l’édition varoise du journal La Marseillaise .


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