L’IMMIGRATION, L’AVENIR DE PRESCOTT ET RUSSELL?

19 avril 2011

 

CASSELMAN | Dans le cadre du projet « Élargir l’espace francophone », une étude a été rendue public le mardi 12 avril dernier, à Casselman, invitant les municipalités, les conseils scolaires et les organismes communautaires à en faire plus pour attirer des immigrants francophones dans l’Est ontarien.

L’étude, intitulée « État des lieux de l’immigration d’expression française dans l’Est de l’Ontario », dresse un portrait de l’immigration francophone dans Glengarry-Prescott-Russell, Stormont-Dundas-Glengarry et Frontenac.

Commandée par plusieurs organismes communautaires dans le cadre du projet « Élargir l’espace francophone » et financée par Citoyenneté et Immigration, les trois conseils scolaires de l’Est, le Rdée Ontario ainsi que La Cité collégiale, cette étude a été menée par l’entreprise Ronald Bisson et associé.e.s.

Son objectif : attirer plus d’élèves dans les écoles francophones. Mais pas seulement, explique Ronald Bisson, co-auteur de l’étude avec Patricia Ahouansou : « C’est un véritable phénomène au Canada : l’immigration est un moteur économique et un outil stratégique pour l’épanouissement des municipalités. J’ai travaillé à travers tout le Canada et je peux dire que celles qui ont développé un plan stratégique pour attirer des immigrants n’ont pas eu à le regretter ».

Il s’agit donc également de persuader les municipalités étudiées de mettre en place une stratégie propre à attirer les immigrants francophones dans l’Est ontarien. « Beaucoup ne savent pas ce que nous avons à offrir ici, nous devons mettre l’accent là-dessus pour accueillir des immigrants d’Europe, d’Afrique du nord et de tous les pays francophones », note Daniel-Pierre Bourdeau, agent de liaison communautaire pour le Centre canadien de leadership en évaluation (LeClé).

En s’appuyant sur les chiffres du recensement de 2006 et en interrogeant les organismes communautaires et les conseils scolaires de la région, M. Bisson a pu regrouper les données sur lesquelles il s’est appuyé pour faire ses recommandations.

« Le phénomène d’immigration est avant tout urbain. Il y en a encore très peu dans les régions rurales. Toutefois, il se fait plus naturellement pour les immigrants anglophones », remarque-t-il.

Selon les chiffres de l’étude, il y avait 2605 immigrants anglophones établis dans les Comtés unis de Prescott et Russell en 2006 contre seulement 465 pour les francophones. L’immigration anglophone est proportionnellement 10 fois plus élevée que l’immigration francophone dans Prescott et Russell. Si les francophones restent majoritaires dans les CUPR, cela pourrait s’inverser à long terme.

« S’ils avaient eu un plan d’immigration régionalisée il y a 40 ans, les CUPR compteraient 14 397 immigrants francophones en plus, selon nos calculs. Mais, il y a 40 ans, la région avait d’autres dossiers prioritaires à traiter, comme celui d’avoir des conseils scolaires francophones… Aujourd’hui, il est temps de mettre en place un plan. Glengarry-Prescott-Russell a le potentiel pour être précurseur dans le domaine de l’immigration rurale », assure M. Bisson.

Des défis à relever

Dans la province voisine, la régionalisation de l’immigration est une direction prise depuis plusieurs années et qui a porté ses fruits dans les parties plus reculées en manque de main-d’œuvre et de population.

En publiant l’étude devant les organismes communautaires, les conseils scolaires publique et catholique, mais aussi des représentants de l’Association française des municipalités de l’Ontario et de l’ACFO de Prescott et Russell (Association canadienne-française de l’Ontario), M. Bourdeau espère susciter l’intérêt et la réflexion de ces partenaires. « Ça doit venir des gens du milieu », pense-t-il.

Il devrait également effectuer cette présentation devant les élus des CUPR, à L’Orignal, le 10 mai prochain. « Il y a un intérêt réel de la part des municipalités. Si elles veulent grandir, s’épanouir, attirer et garder de nouveaux résidants, l’immigration est un bon moyen ».

Selon M. Bisson, il s’agirait dans un premier temps de choisir une municipalité des CUPR et d’y appliquer le plan de recrutement, d’accueil et d’intégration, pour en évaluer les résultats quatre ou cinq ans plus tard.

« Il faut donc se faire connaître, en allant sur les forums rencontrer des immigrants et leur parler des opportunités ici. L’argent pour établir ce plan ne devrait pas poser de problème car il y a beaucoup d’aide possibles auprès de Citoyenneté et Immigration Canada ».

Pour l’auteur de l’étude, les municipalités auraient tout à y gagner, attirant de nouvelles forces vives propres à développer des petites entreprises et à offrir leur main-d’œuvre dans les secteurs clés.

« Le capital humain est la ressource la plus recherchée dans la région», assure M. Bisson.

Toutefois, le défi sera également de convaincre les employeurs de recruter cette nouvelle population. Après tout, pour toute immigration, il faut avant tout de l’emploi.

Article publié dans l’édition du mardi 19 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


L’ÉCONOMIE AU CENTRE DES DÉBATS

19 avril 2011

 

ROCKLAND | Dans les Comtés unis de Prescott et Russell, comme à l’échelle nationale, l’économie se place au centre des débats de la campagne électorale générale. Pour permettre la poursuite de la reprise économique, les candidats conservateur et libéral avancent chacun leurs idées et tentent de se démarquer.

Élu deux fois dans Glengarry-Prescott-Russell, le député sortant, Pierre Lemieux, déclare avec conviction : voter pour lui, c’est voter pour des résultats concrets et assurer la continuité de la reprise économique. Prenant à son compte la relative bonne tenue de l’économie dans la région, le candidat conservateur annonçait dès le début de la campagne : « L’économie globale est encore fragile et nous devons garder le focus sur notre économie ».  

Quelques semaines plus tard, il poursuit : « Les promesses que nous faisons sont raisonnables. Nous nous engageons à travailler pour créer des emplois, aider les familles et les aînés, encourager et renforcer notre économie. Il faut garder la direction prise, les résultats sont là. La grande différence avec les Libéraux, c’est que nous proposons 3 milliards de dollars sur 5 ans, là où eux promettent 8 milliards sur 2 ans. Leurs promesses passeront forcément par des hausses d’impôt pour les Canadiens ».

La candidate libérale, Julie Bourgeois, contre-attaque : « Il faut arrêter avec ça! M. Ignatieff l’a répété : il n’est pas prévu d’augmenter les taxes pour les contribuables. Pour financer notre programme, nous allons arrêter avec le gaspillage comme l’achat d’avions F35 ou la construction de méga-prisons. De plus, nous allons récupérer 6 milliards en abolissant l’allégement fiscal des grandes corporations ».

Cette stratégie, M. Lemieux la dénonce sans retenue : « Cette promesse va toucher nos agriculteurs (…). Baisser les impôts des entreprises permet de créer et de garder nos emplois. Tous les entrepreneurs avec lesquels je parle sont d’accord avec ça ».

« Il n’est pas question de toucher à l’impôt des PME », précise toutefois Mme Bourgeois, rejoignant ainsi la pensée de son adversaire. “Nous voulons également mettre à leur disposition un programme incitatif d’embauche pour les jeunes de 18 à 25 ans qui souffrent particulièrement du chômage. Ils n’auront pas à débourser les prestations d’assurance-emploi pendant trois ans, après quoi on évaluera le programme ».

Alors que M. Lemieux rappelle les résultats obtenus dans la région, notamment l’aide à L’Académie internationale de hockey à Rockland ou au projet d’eau de la ville d’Ottawa à Russell, la candidate libérale s’interroge : « Quand je vois IVACO qui va cesser ses activités en juillet, à L’Orignal, entraînant la mise à pied de plus de 500 employés, je me dis que ça ne devrait pas se produire. Être député, ce n’est pas seulement poser avec les chèques décidés par le gouvernement. C’est prendre en main la promotion et l’épanouissement de notre région, se battre pour le maintien de nos entreprises ».

Pour Mme Bourgeois, le programme économique ne se distingue donc pas d’une vision plus large pour son comté : « Les PME ne me parlent pas seulement d’un appui financier. Elles veulent avant tout s’assurer que les communautés ne se vident pas d’une main d’œuvre qualifiée à embaucher et qu’elles restent vivantes. En donnant des garderies, des services de santé et la possibilité de faire des études postsecondaires à nos gens d’ici, on contribue à stimuler notre économie aussi. Notre plus grande force, ce sont nos gens! Si les familles sont fortes, l’économie le sera aussi »

Pour M. Lemieux, si le résultat doit être le même, la manière diffère : « Je vais renforcer notre économie locale pour que les familles soient fortes et pour en attirer de nouvelles. En baissant l’impôt des contribuables, nous avons permis aux familles de conserver cet argent, de le dépenser comme elles l’entendent et de faire face à la hausse du coût de la vie ».

Secteur stratégique pour créer de l’emploi dans Glengarry-Prescott-Russell, Mme Bourgeois veut encourager l’innovation dans le secteur agricole, comme le développement des biodigesteurs, et développer encore davantage l’agroalimentaire et la vente de produits locaux. De son côté, le candidat conservateur souhaite « améliorer l’accès aux marchés par lesquels nos agriculteurs peuvent vendre leurs produits ».

Alors que le député sortant met en avant son expérience et sa connaissance des dossiers, Mme Bourgeois se défend : « Je suis née ici et j’ai donc 38 ans d’expérience dans mon comté. Je me demande ce que signifie représenter la circonscription pour quelqu’un qui n’a pas été capable de voter le projet de loi offrant la possibilité aux Francophones d’aller s’exprimer devant la Cour Suprême dans leur langue officielle maternelle. C’est une base, il me semble! ».

Article publié dans l’édition du mardi 19 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


LA MUNICIPALITÉ DE RUSSELL VEUT S’OUVRIR AUX MÉDIAS SOCIAUX

19 avril 2011

 

EMBRUN | Après s’être dotée d’un nouveau site Internet, la municipalité de Russell étudie la possibilité de se lancer sur Twitter afin de répondre à la demande d’information des résidants.

Les commentaires souvent entendus lors de la dernière campagne électorale ont trouvé un écho à la municipalité de Russell. Quelques mois après l’élection d’un nouveau conseil, le canton réfléchit actuellement à satisfaire la demande des résidants. « Plusieurs personnes ont exprimé un désir d’avoir plus d’information, et de l’avoir rapidement », explique Melany Chrétien, responsable des communications et du marketing à la municipalité de Russell.

La semaine dernière, devant les élus, elle a présenté les moyens mis à la disposition de la municipalité. Si les outils ne manquent pas, il convient toujours d’aller chercher de nouvelles manières d’atteindre les citoyens. « Tout le monde ne s’informe pas de la même manière et nous sommes donc à l’écoute de nouvelles manières de communiquer avec les résidants et de faire la promotion de la municipalité. Chaque outil de communication complète l’autre, mais on n’a jamais fini de les développer, il faut toujours se tenir informé des nouvelles tendances ».

Avec un budget de 42 000 dollars pour les communications, la municipalité souhaite répondre aux promesses de certains élus d’offrir aux résidants tous les renseignements qu’ils recherchent. « Le site Internet reste la principale source d’information, d’autant que nous pouvons régulièrement le mettre à jour. La nouvelle version contient beaucoup plus de renseignements qu’avant, même si certains règlements ne sont pas encore en ligne. On reste toujours à l’écoute des résidants et de leurs remarques. Ils peuvent toujours communiquer avec nous par courriel, puisque chaque service dispose d’un contact sur le site Internet ».

Récemment, une section « Quoi de neuf » a été ajoutée pour donner les nouvelles les plus récentes aux utilisateurs. Le site Internet compte 3225 visites par mois, mais n’est pas la seule manière de communiquer pour les résidants. « Il y aussi les réunions publiques, les rendez-vous individuels, les consultations publiques, les affiches et les dépliants distribués dans les structures municipales et dans les écoles… », énumère Mme Chrétien.

La question est donc moins, aujourd’hui, d’ajouter de nouveaux outils que de faire connaître ceux existant, selon elle.

Toutefois, à l’automne, le canton de Russell devrait se lancer sur Twitter pour permettre une information courte et rapide, à l’usage de celles et ceux qui décideront de suivre la municipalité sur ce média social. « Ça permettra de donner les nouvelles dès qu’elles sortent. Les décisions du conseil, les consultations publiques, les avis publics… Tout ce qui peut directement concerner le public sera envoyé afin d’informer mais aussi d’impliquer les résidants ».

Ce souci d’interactivité, la municipalité souhaite qu’il incite les résidants à exprimer leurs commentaires, leurs attentes et leurs suggestions concernant la manière dont Russell communique avec eux. « Quand c’est faisable, on le fait, même si nous devons tenir compte de nos ressources. De la même manière, nous essayons de répondre dans les 72 heures aux mails qui nous sont envoyés ».

La municipalité étudie également la possibilité d’avoir une enseigne en face de l’hôtel de ville sur laquelle apparaîtront les messages les plus importants à destination des citoyens.

« Tous les outils de communication se complètent et nous voulons les faire connaître. Le service des communications est récent, il n’a que trois ans. Toutefois, nous sommes en avance sur beaucoup de municipalités dans les Contés unis de Prescott-Russell en termes de communication », pense Mme Chrétien.

Elle ajoute : « Ultimement, on voudrait pouvoir atteindre tout le monde. Mais les moyens existant permettent déjà de voir des résultats probants ».

Article publié dans l’édition du mardi 19 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


ILS VEULENT CHANGER LE MONDE

19 avril 2011

 

EMBRUN | Joël Leclair, Jean-Marc Brisson, Jordan Clost, élèves de 6e année au Pavillon La Croisée, à Embrun, ont décidé de changer le monde en récoltant des dons pour les enfants pauvres.

Les trois garçons de 11 ans ont initié, seuls, un projet qui vise à avoir un impact positif sur le monde en soutenant plusieurs bonnes causes à destination de tous les enfants. « Nous avions déjà essayé de lancer ce projet, Joël et moi, il y a trois mois. Ça n’avait pas vraiment bien marché car on ne savait pas trop où on voulait s’en aller », raconte Jean-Marc. « Nous n’avions pas d’objectifs précis », ajoute Joël.

Rejoints par Jordan, ils ont finalement créé la Fondation J3 Idées, en s’inspirant de la première lettre de leurs trois prénoms. Avec le soutien de leurs parents, ils ont choisi d’axer leur mission sur le fait que les enfants aussi peuvent faire leur part et qu’ils existent plusieurs manières de le faire. Leur première mission : venir en aide aux enfants en Inde.

« Ma mère est partie en Inde pendant un mois, elle a des contacts et connait une maison de charité là-bas. On a donc choisi de commencer par l’Inde », explique Jordan. Bien informé, Joël ajoute : « C’est un pays avec des grandes inégalités. D’un côté, il y a des gens très riches, qui roulent en Porsche, de l’autre, il y a des millions de gens qui vivent dans les bidonvilles et dans une grande pauvreté. Le film Slumdog Millionaire m’a beaucoup marqué ».

Jean-Marc remarque : « On avait aussi pensé au Japon, avec ce qui se passe là-bas. Mais d’un autre côté, tout le monde envoie de l’argent là-bas en ce moment, alors que l’Inde a toujours besoin d’aide ».

D’une étonnante maturité, ces trois élèves tournés vers le monde ont donc décidé d’agir. Le 1er avril dernier, ils ont organisé une journée « Chapeau » qui a permis d’amasser 337 dollars. Une belle somme, mais pour les trois jeunes idéalistes, ce n’est qu’un début dans leur quête d’aider les enfants défavorisés.

« C’est une belle collecte, mais on sait qu’il faut plus pour faire une différence. On veut avoir un impact sur leur vie, en les soutenant ou en participant financièrement à l’achat de livres, à la construction d’écoles… On veut aller plus loin. Ce serait super d’atteindre 30 000 dollars de dons et de pouvoir aller sur place les donner », rêve Joël.

Pour y parvenir, ils ont donc d’autres projets. Actuellement, ils confectionnent des colliers qu’ils vendent au coût de cinq dollars. S’ils en ont déjà vendu cinq, ils espèrent pouvoir en écouler davantage.

Cet été, pendant les vacances scolaires, ils prévoient aussi de continuer leur travail. « On va vendre de la limonade, des biscuits… », promettent-ils.

Confrontés à une certaine méfiance, les trois jeunes garçons ont fait fi des réserves pour aller de l’avant. « Quand tu es un enfant, on ne te prend pas trop au sérieux. Les gens pensent qu’on va garder l’argent pour nous alors qu’on veut vraiment aider et faire une différence. Progressivement, nos camarades nous prennent plus au sérieux », lance Jordan.

Pour expliquer leur engagement, Jean-Marc rappelle : « Si nous étions dans cette situation de pauvreté, on aimerait bien que quelqu’un nous aide et fasse la même chose ».

Comme le dit le proverbe : « La vérité sort de la bouche des enfants ».

Article publié dans l’édition du mardi 19 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


LA NATION VOTE SON BUDGET À L’UNANIMITÉ

19 avril 2011

 

CASSELMAN | Les élus de la municipalité de La Nation ont adopté le budget 2011 à l’unanimité, le lundi 11 avril dernier.

Malgré les protestations de certains résidants de Forest Park, au sujet des fossés de leur quartier, et de l’ancien conseiller, Yvon Bourgeois, qui a reproché l’oubli du village d’Antan de St-Albert dans les prévisions budgétaires, les élus du conseil municipal de La Nation ont adopté, à l’unanimité, leur budget 2011.

Aucun changement majeur n’a été apporté par rapport à la version présentée fin mars, en réunion du conseil municipal, a précisé Cécile Lortie, directrice du service des finances.

Le budget total de La Nation est évalué à 22 272 336 dollars, dont 7,775 millions concernent des prêts pour des projets capitaux. Le budget 2011 prévoit une hausse de taxes de 1%, hors évaluation foncière, et une hausse de salaires de 1% pour les employés municipaux.

Les emprunts finalement consentis devraient permettre d’entamer le plan quinquennal sur les routes décidé par la municipalité, afin de réaliser les travaux les plus urgents, majoritairement pour les quartiers 3 et 4, c’est-à-dire Forest Park, St-Albert et Limoges.

Une somme de 3 millions a également été prévue pour l’agrandissement du bassin d’épuration des eaux à Limoges et les services des incendies à Limoges seront dotés d’une enveloppe de 1,125 million de dollars pour la nouvelle caserne et de 478 822 dollars pour l’achat de deux nouveaux camions de pompiers à St-Bernardin et St-Albert. Enfin, 613 000 dollars seront nécessaires pour financer les travaux de rénovation de l’aréna de St-Isidore.

Le budget prévoit également que les frais de collecte et de recyclage des déchets passent de 175 à 180 dollars par an. La consommation d’eau coûtera plus chère à St-Isidore avec un taux passant de 1,35 dollars à 1,42 dollars par mètre cube. À Limoges, ce sont les frais fixes sur l’eau qui augmenteront de 252,64 dollars à 265,27 dollars. Enfin, concernant les taux des égouts sanitaires dans les cinq villages, ils atteindront 385 dollars contre 375 dollars actuellement afin de soutenir les coûts d’opérations.

Article publié dans l’édition du mardi 19 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


UN SOUTIEN DE POIDS POUR JULIE BOURGEOIS

12 avril 2011

 

L’ORIGNAL | Le criminaliste Ian McKechnie, de la cour de justice de l’Ontario, à L’Orignal, appelle ses collègues à voter sans réserve pour la candidate Libérale, Julie Bourgeois. Selon lui, il s’agit de faire barrage aux Conservateurs et à leur programme en matière de Justice.

« Nous, les membres du barreau criminel, sommes tous témoins des dommages infligés par la politique Harper : l’élimination des défenses possibles, l’imposition de sentences minimales et des dépenses de milliards de dollars pour ériger des mégaprisons. Cette politique a déjà causé une augmentation du taux des crimes aux États-Unis. Comme avocats, nous avons une responsabilité envers le système judiciaire. Joignons-nous en soutenant Julie Bourgeois comme députée pour notre circonscription. Le seul choix responsable! ».

M. McKechnie reproche aux Conservateurs leur politique et leur vision en matière de justice. « Les changements de loi proposés par le gouvernement Harper n’ont aucune justification. Les lois passées et actuelles ont permis de faire baisser le taux de criminalité, y compris les crimes violents. Les statistiques le prouvent, même si le grand public n’y fait pas toujours attention ».

Selon le criminaliste, la volonté des Conservateurs d’imposer des peines minimales est contre-productive : « Rendre des sentences minimales, sans pouvoir de discussion pour les juges, est une idée ridicule et injuste. Cela va seulement conduire à remplir encore davantage les prisons, alors qu’il y a déjà trop de personnes incarcérées. Les prisons créent souvent les criminels, plus qu’elles n’arrangent les choses. Autant l’éviter pour les offenses mineures et ne conserver la prison que pour les personnes les plus violentes. On le voit aux États-Unis où le taux d’incarcération est encore plus haut qu’en Chine, ce n’est pas efficace pour véritablement aider à un changement de société ».

Alors que certains dénoncent le laxisme des juges, coupables de laisser les gens purger leur peine à la maison devant la télé, M. McKechnie défend la conception d’une « sanction intelligente et proportionnelle par rapport au crime commis ».

« Il y a une vision restrictive de la réalité, renforcée par le discours des Conservateurs qui s’en servent à des fins électoralistes. Les juges, les juristes, les avocats… Tout le monde est unanime pour dire que les changements qu’ils proposent vont dans le mauvais sens. Plus il y aura de prisonniers, plus nous aurons de criminels! Nous savons que chaque cause et chaque personne sont différentes », juge-t-il.

Prenant un exemple concret, il explique : « Dans le cas de la pornographie juvénile, avec les projets des Conservateurs, la sanction serait la même pour celui qui a une image d’une fille de 14 ans dans son ordinateur et pour celui qui aurait des millions de photos et de vidéos. Pourtant, il peut tout à fait arriver que la personne ait reçu cette photo en téléchargeant de la pornographie parfaitement légale. Les conséquences en seraient désastreuses, car une fois en prison, avec ce type de crime, la personne risquerait des jours terribles ».

Pierre Lemieux persiste

Très remonté contre le programme des Conservateurs, M. McKechnie raconte avoir envoyé sa missive à tous ses collègues de Glengarry-Prescott-Russell et n’avoir eu aucun retour négatif. « Je connais une seule personne qui n’est pas d’accord », précise-t-il.

Un avocat de Prescott-Russell, qui tient à rester anonyme, affirme pourtant que s’il y a une forme de consensus chez les criminalistes, cela n’est pas nécessairement le cas chez tous les avocats. S’il reconnaît que les peines minimales posent un problème, il estime que tous ne voteront pas selon leur profession.

Le candidat Conservateur et actuel député, Pierre Lemieux, a exprimé sa surprise en marge de son anniversaire, célébré dans son bureau de campagne, à Rockland, le samedi 9 avril dernier. « Je suis surpris de cette position. Avec son projet, le gouvernement conservateur se pose du côté des victimes et les Canadiens le savent. On veut protéger les gens qui respectent la loi. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux ont l’impression que les criminels ont plus de droit qu’eux et ils ne sont pas contents de notre système judiciaire, plus favorable aux criminels ».

Suivant la ligne de son parti, M. Lemieux défend donc les peines minimales contre l’avis de nombreux avocats : « Nous devons prendre des initiatives, là où les Libéraux ont été trop laxistes. Je veux offrir à mes citoyens une communauté plus sécuritaire. Pour cela, le système doit être amélioré et renforcé. C’est nécessaire ».

Optimiste quant aux chances de Mme Bourgeois, M. McKechnie pense qu’à l’échelle nationale, les élections fédérales risquent de produire de nouveau un gouvernement Conservateur minoritaire.

Article publié dans l’édition du mardi 12 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


LE PAINTBALL D’EMBRUN VEUT S’OUVRIR À LA COMPÉTITION

12 avril 2011

 

EMBRUN | Afin d’accueillir des compétitions de la Ligue canadienne de Paintball extrême (CXPL) et de Paintball Sport Promotion (PSP), deux nouveaux terrains seront installés à Embrun d’ici cet été.

Depuis 2004, Carnage Paintball accueille les passionnés de paintball et les groupes corporatifs pour des affrontements sur ses terrains d’Embrun. Toute l’année, sur rendez-vous en semaine ou librement la fin de semaine, viennent se retrouver les joueurs d’Embrun, Orléans, Marionville et Cornwall qui profitent des terrains mis à leur disposition.

Après un été tranquille, la fréquentation a repris à l’automne avec quelque 500 à 600 personnes.

Au mois de mai dernier déjà, l’entreprise avait encore amélioré ses installations en ajoutant un magasin qui propose de la vente et de la réparation de matériel. Des douches seront ajoutées prochainement.

Mais le plus grand projet du jeune propriétaire, Charles Martel, est de doter Carnage Paintball de terrains compatibles avec l’organisation de compétitions en 2011. Ces nouvelles aires de jeux pourraient éviter ainsi à ses joueurs d’avoir à se déplacer.

Au début de l’été dernier, la construction du ProShop a été terminée, ainsi qu’une deuxième grande  tour à deux étages, composée de trois volets avec passerelles, qui fera partie d’un deuxième terrain « scénario » agrandi. 

Actuellement Carnage Paintball compte six terrains, dont deux pour le « speedball », un avec des structures gonflables XBall utilisé pour les compétitions provinciales et la coupe du monde encore récemment, un avec barils et un terrain mixe. Sans oublier bien sûr, l’un des terrains préférés de nombreux joueurs, le terrain « Nature ».

Mais pour répondre à la demande, M. Martel travaille à ajouter, dès cet été, un terrain de type « scénario » et un troisième terrain de « speedball » répondant aux nouvelles normes imposées pour les tournois provinciaux et la coupe du monde. 

« Cela complètera la Phase 1 du projet de développement, avec trois terrains de « speedball », trois terrains de structure « scénario », un terrain mixe et un terrain pour style de jeu « Nature » », explique M. Martel. Ce dernier est déjà tourné vers la phase 2 de son projet, dont il imagine les aménagements sur papier.

« À titre de jeune entrepreneur de moins de 30 ans, j’avoue que je suis très fier de ce que nous avons réussi à développer jusqu’à maintenant. J’apprécie sincèrement toute l’aide et les bons conseils que j’ai reçus d’entrepreneurs locaux, parents et amis expérimentés dans le monde des affaires ».

Article publié dans l’édition du mardi 12 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


TOUS EN TALONS HAUTS LE 7 MAI

12 avril 2011

 

CASSELMAN | La deuxième édition de la marche internationale des hommes « Un mille en talons hauts » se tiendra le 7 mai prochain, à 10h, au départ du complexe J.R. Brisson à Casselman.

Inspiré par le succès de cette initiative aux États-Unis depuis 2001, mais aussi en Ontario, à Toronto et à London, le Centre Novas reconduit cette activité.

Le mois de mai étant celui de la sensibilisation et de la prévention des agressions à caractère sexuel, il s’agira pour les hommes participants de marcher un mille dans les rues de Casselman, perchés sur des talons de quatre pouces.

Pour organiser cet évènement, le Centre Novas peut une nouvelle fois compter sur le service d’incendie du Village de Casselman et les Services d’urgence de Prescott-Russell. La marche bénéficie également du soutien financier de la Coalition de Prescott-Russell pour éliminer la violence faite aux femmes et de la Caisse Populaire Desjardins Nouvel Horizon.

Cette année, deux nouveaux partenaires se sont ajoutés : l’École élémentaire et secondaire publique L’Académie de la Seigneurie et Aurèle Poirier, un commerçant de Casselman, se sont joints au comité organisateur.

Déjà inscrit à la marche, M. Poirier explique : « Tout homme qui s’implique dans cette marche fait une différence. Cela se fait un homme à la fois. En participant, on envoie le message que la violence est inacceptable ».

Selon les chiffres de 2000 du Regroupement québécois de CALACS, une femme sur trois aura vécu une forme de violence au cours de sa vie et une femme est violée toutes les 17 minutes au Canada. Jeanne Françoise Mouè, directrice du Centre Novas, rappelle : « C’est un sujet qui reste tabou, notamment dans Prescott-Russell. Pour ces femmes, c’est un défi très dur que de se relever après une agression. En participant, les hommes relèvent eux-aussi, symboliquement, un défi et envoient un message de solidarité aux victimes ».

Toute la gente masculine, quelque soit son âge, est invitée à participer. Si Mme Mouè ne fixe pas d’objectif chiffré à cette édition et veut avant tout inscrire l’évènement dans la durée, elle glisse que « plus de 50 participants, ce serait très bien ».

Déjà 13 personnes ont inscrit leurs noms sur la liste des marcheurs. L’an passé, 46 hommes y avaient pris part. « L’an dernier, personne ne pensait qu’on atteindrait ce nombre! », se souvient Mme Mouè, qui voudrait déplacer la marche à travers Prescott-Russell, une fois celle-ci bien implantée.

Le chef du service d’incendie de Casselman, Mario Villeneuve, lance : « Je défie tous le service d’incendie de Prescott-Russell de participer en envoyant un ou des représentants, si possible les chefs ». Le conseiller du village de Casselman, Michel Desjardins, poursuit : « Nous sommes fiers d’accueillir la marche à Casselman et j’invite la population à venir en nombre pour faire un véritable changement. Quant à moi, ce sera ma première participation, il va me falloir un peu de temps pour que mes mollets s’ajustent, mais c’est le moins que je puisse faire pour apporter mon soutien aux victimes ».

Dans leurs talons hauts, les autres membres du comité, futurs participants, expliquent les raisons de leur engagement. Le maire de Casselman, Claude Levac souhaite que les participants « soient des modèles pour les gens de la communauté. Nous devons transmettre le message et inspirer la population ». Le conseiller, Mario Laplante, ajoute : « Comme élu, je veux représenter ma communauté et j’espère que ça encouragera d’autres hommes à venir ». 

Le chef adjoint des pompiers, Yvon Laplante, qui en sera à sa deuxième participation comme Mario Laplante : « C’est important de briser le silence et de montrer aussi, en participant, que tous les hommes ne sont pas des abuseurs ».

Des dépliants et des affiches fleuriront bientôt dans Prescott-Russell, réalisés par les élèves de l’Académie de la Seigneurie.

Les participants doivent payer cinq dollars pour réserver leurs souliers à l’avance en s’adressant au Centre Novas.

Cette année, la marche sera aussi l’occasion de collecter des fonds pour financer des activités de prévention dans les écoles. « Nous avons beaucoup de demandes pour ces programmes qui ont débuté il y a trois ans. Malheureusement, ils ne sont pas subventionnés. Nous sollicitons donc la générosité des participants et du public par le don de bijoux en or non utilisés ou par les dons en argent ».

Article publié dans l’édition du mardi 12 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


LISE DION, PLUTÔT DEUX FOIS QU’UNE!

12 avril 2011

 

EMBRUN | Lise Dion était à l’affiche du 7e Festival de l’humour d’Embrun, le vendredi 8 et le samedi 9 avril. Avec Alex Pépin en première partie, elle a offert un avant-goût de son nouveau spectacle. Hilarant!

Tout ce qu’elle touche, Lise Dion le change en or. Prenez un festival de l’humour qui n’a jamais accueilli de femmes humoristes, donnez à Lise Dion la charge d’attirer le public, vous battrez tous les records!

En une heure à peine, la première soirée était déjà complète. Quelque 620 places se sont écoulées en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et même si elle avoue vouloir un peu lever le pied et se préserver, l’artiste québécoise aux multiples facettes n’a pas hésité un instant quand il lui a été proposée de faire une deuxième soirée.

Pour les chanceux qui ont profité de l’aubaine, tout était question de rapidité, puisque les billets du second spectacle se sont arrachés guère moins vite que les premiers : une petite journée à peine. Après six ans d’absence sur scène, Lise Dion offrait le privilège au public d’Embrun de découvrir en primeur son nouveau spectacle.

Malgré 24 ans d’expérience, elle confiait : « Après une si longue absence, j’étais un peu stressée, j’avais mal au ventre. Mais c’est bon de se remettre en cause, de brasser l’assise. Je me demandais si j’étais encore capable de faire rire. Dès que je suis montée sur scène, j’ai senti une vague d’énergie. Les gens avaient l’air heureux de me voir, comme s’ils s’étaient ennuyés de moi. D’autres humoristes m’avaient dit que le public d’Embrun était très accueillant et très généreux, j’en ai eu la confirmation! ».

En effet, Lise Dion a quitté Embrun rassurée. Dès les premières secondes, le public était acquis à sa cause, près à s’esclaffer au moindre bon mot. Et des bons mots, il y en a eu de nombreux.

Alors qu’elle travaille encore sur son nouveau spectacle « Le temps qui court », mis en scène par Michel Courtemanche, Lise Dion a montré qu’une si longue absence n’a en rien altéré sa capacité à faire rire. Avant d’entamer une longue tournée d’au moins quatre ans, elle en a proposé quelques extraits aux spectateurs d’Embrun.

Les vacances dans le sud, la ménopause, la crise de la cinquantaine, le couple, la vieillesse… Elle passe aux cribles tout un éventail de sujets de société avec son humour mordant propre à fairre travailler les zygomatiques, clôturant le spectacle avec une partie musicale magnifiquement interprétée. « Il me reste encore plusieurs sketches à roder encore avant de les montrer », précise-t-elle.

Pour son retour sur les planches, Lise Dion confiait : « La scène ne m’a pas manquée, mais je voulais faire au moins un troisième spectacle. J’avais encore des choses à dire. Je ne sais pas si j’en ferais un quatrième, mais quand je vois la réponse du public, je me dis pourquoi pas? Ce qui est sûr, c’est que je n’attendrais pas quatre ou cinq ans ».

Après avoir fêté ses 20 ans de carrière en 2008, elle lance de quoi rassurer ses fans : « Mais j’ai ça dans le sang. Faire de l’humour, c’est ce que je fais de mieux dans la vie. C’est le plus beau métier du monde ».

Une vitamine nommée Alex Pépin

Pour ouvrir son spectacle, Lise Dion avait confié les clefs à Alex Pépin. Si lui aussi n’avait jamais foulé les terres d’Embrun, nul doute qu’il a réussi à marquer son territoire. En voilà un à qui son médecin devrait interdire les boissons énergisantes. Alex Pépin est une véritable pile électrique au moins aussi généreuse que le public d’Embrun.

« Pour moi, un spectacle n’est pas un monologue, c’est un dialogue avec le public. Je vois comment il réagit et j’improvise », raconte celui qui fut vexé lorsque son professeur de musique lui avait promis une carrière d’humoriste.

S’il n’a pas encore la carrière de Lise Dion, Alex Pépin compte pourtant déjà huit années dans le métier : « Plus jeune, je faisais déjà rire mes amis. Mais il y a une différence entre le clown de salon et l’humoriste professionnel. Il faut trouver sa ‘couleur’. Pour ma part, je reste le même sur et en dehors de la scène. Lise Dion m’a dit que pour durer, il faut rester soi-même, ne pas oublier d’où tu viens et le respect du public ».

Si le rire est bon pour la santé, le public d’Embrun n’aura pas à retourner chez le médecin de sitôt. Mais la dose prescrite reste toujours la même : au moins une fois par année, au Festival de l’humour d’Embrun. Longue vie à lui !

Article publié dans l’édition du mardi 12 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


LA COOP ST-ALBERT S’AGRANDIT

12 avril 2011

 

ST-ALBERT |  La Coop AgriEst investit dans les locaux de la quincaillerie de St-Albert. Le site est actuellement en travaux de rénovation et d’agrandissement et devrait être inauguré cet été.

Le projet de quelque 200 000 dollars vise aussi bien l’intérieur que l’extérieur du bâtiment. Agrandie, la quincaillerie sera considérablement rénovée, après plusieurs années sans investissements de cette importance, comme le confie le directeur général de La Coop AgriEst, Patrick Therrien. « Cela fait plusieurs années qu’il n’y avait pas eu d’investissements majeurs à St-Albert. Cette décision doit nous permettre de prendre notre place dans la région et de montrer aux résidants de St-Albert que nous sommes bien présents et là pour rester ».

Cet investissement coïncide également avec l’arrivée d’une nouvelle bannière dans la région. Membre du réseau de La Coopérative fédérée, la Coop AgriEst, qui regroupe notamment les quincailleries de St-Albert et de St-Isidore, a décidé de franchir une nouvelle étape dans son développement en adoptant la marque de commerce Unimat qui fait son entrée dans l’Est ontarien après s’être répandue au Québec. « Nous allons ainsi avoir une quincaillerie standardisée aux normes de tous les Unimat, avec les mêmes services que dans toutes les enseignes existantes et les mêmes produits », explique M. Therrien.

Ainsi, les clients pourront y trouver davantage de choix, comme de la peinture et des vêtements spécialisés pour les travailleurs et les agriculteurs ainsi qu’une gamme élargie de produits. La nouvelle quincaillerie s’étendra sur 3500 pieds carrés, contre 2500 pieds carrés auparavant et une attention particulière a été portée pour rendre le commerce attrayant.

Ouvert à tous

« Aujourd’hui, le magasin n’est pas trop invitant. Beaucoup de gens passent devant et ne s’y arrêtent jamais. Il y a aussi l’idée, pour beaucoup, que seuls les membres peuvent s’y approvisionner alors que c’est ouvert à tous. Ces rénovations et cet agrandissement doivent nous permettre de continuer à répondre à notre clientèle d’agriculteurs mais aussi d’attirer ‘monsieur et madame tout le monde’ », explique M. Therrien.

Une nouvelle entrée vitrée sera donc ajoutée et la pancarte sur la rue principale sera rafraîchie, conservant la mention « La Coop » à laquelle s’ajoutera « Unimat » pour indiquer la quincaillerie. Un aménagement paysager est également prévu au cahier des charges, et les peintures et le revêtement extérieur seront refaits. À l’intérieur, l’éclairage, le plancher et la peinture seront aussi remplacés.

« Cela doit permettre de nous faire remarquer des citoyens et de stimuler nos ventes, tout en améliorant la qualité des services offerts grâce aux standards de la bannière Unimat. Les gens retrouveront la même offre de service que dans toutes ces enseignes et les mêmes circulaires. En uniformisant les services, nous profitons de la force du réseau de La Coopérative fédérée ».

Pour se conformer aux autres enseignes de la même bannière, la Coop AgriEst a fait appel à l’entreprise québécoise Judan Ltée qui travaille en Outaouais et dans la région d’Ottawa.

Coordonnés par le gérant Pierre Major, les travaux ont débuté en février. Ils devraient s’achever cet été et une inauguration est d’ores et déjà prévue pour faire visiter au public et aux membres les nouveaux locaux.

Pour la Coop AgriEst, cet investissement témoigne d’une très bonne santé. En 2010, elle a dégagé un chiffre d’affaires de 25 millions de dollars à travers ses quatre principaux secteurs, les productions animales, les productions végétales, le commerce, l’entreposage, le séchage et le service de micronisation de grains et enfin, la quincaillerie.

De plus, paradoxalement, alors que le nombre de producteurs agricoles diminue, celui de ses membres ne cesse de grimper. « Nous comptons actuellement plus de 150 membres. Année après année, nous recrutons de nouvelles personnes qui désirent s’associer avec nous et profiter de notre présence de plus en plus grande dans la région », se félicite M. Therrien.

Article publié dans l’édition du mardi 12 avril 2011 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.