ENTENTE DE PRINCIPE CONCLUE ENTRE LA VILLE ET SES EMPLOYÉS

12 janvier 2012

À la veille des Fêtes, syndicat et patronat se sont entendus au sujet de la nouvelle convention collective des employés municipaux. L’entente de principe doit maintenant être ratifiée par le conseil municipal et le personnel syndiqué. La menace d’une grève semble définitivement écartée.

Aucun détail n’a encore filtré, mais dans les rangs du comité patronal comme dans ceux du syndicat, la satisfaction est de mise depuis l’entente de principe conclue dans la matinée du 23 décembre.

« C’est une entente très raisonnable pour les deux parties et je crois que employés seront satisfaits, glisse Jean-Marc Bézaire, du local 503 de la Syndicat canadien de la Fonction publique (SCFP). Je ne peux rien dire de plus pour le moment car il ne s’agit que d’une entente de principe et que nous devons la soumettre au vote de nos membres, le 23 janvier. Une chose est sûre, nous leur recommanderons de l’accepter ».

La directrice des ressources humaines par intérim de la Cité de Clarence-Rockland, Thérèse Lefaivre, avoue n’avoir jamais douté de l’issue des discussions.

« J’étais optimiste qu’on parviendrait à un accord avant Noël. Les deux parties ont fait des efforts ».

Le conseil municipal étudiera l’entente de principe lors de la réunion régulière du 16 janvier.

Dans la dernière édition de L’Echo, M. Bézaire ne donnait pourtant que peu de chance à la conclusion d’un accord avant Noël, expliquant qu’il restait encore beaucoup de points à étudier.

« Je pense que deux éléments ont joué en faveur d’une entente. D’une part, nous avions un mandat de grève entre les mains depuis le 14 décembre, car les employés n’étaient pas contents. D’autre part, l’arrivée de Pierre Tessier dans les discussions a grandement contribué à ce que les choses bougent. Jusqu’ici, la partie patronale avait fait preuve d’un manque de disponibilité. Les choses traînaient ».

Les employés municipaux de la Cité de Clarence-Rockland sont sans contrat depuis le 31 décembre 2010.

Le directeur général par intérim, Pierre Tessier, refuse de prendre le crédit de l’accord, insistant sur le travail de Mme Lefaivre et de l’avocat de la ville, Sébastien Huard.

« Je suis satisfait que nous soyons parvenus à un accord acceptable pour tout le monde, tout en restant à l’intérieur des critères établis. La convention correspond à ce qui se fait dans la région. Comme il s’agissait des premières discussions avec un nouveau syndicat, ça a pris forcément un peu plus de temps. Mais nous avons travaillé très fort lors des quatre jours de discussions en décembre. Tout le monde a joué le jeu, dans un esprit très positif, pour parvenir à une entente ».

En février dernier, les cols bleus avaient décidé de quitter le syndicat des Teamsters pour s’affilier au SCFP.

Tous les employés municipaux à temps complet seront concernés par la nouvelle entente. Il s’agit donc des employés de bureau, des éducatrices en milieu de garderie, des technologues, des urbanistes, des inspecteurs de bâtiments, des officiers de la règlementation, des mécaniciens, des opérateurs d’équipements dans les services physiques, de voierie, aux services des loisirs et autres services publics. 

Article publié dans l’édition du jeudi 12 janvier 2012 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


UN ÉLAN DE GÉNÉROSITÉ POUR STÉPHANE LACROIX

12 janvier 2012

L’histoire du jeune élève de l’école secondaire catholique L’Escale, Stéphane Lacroix, a entraîné un impressionnant élan de générosité dans la communauté.

Le jeune garçon de 13 ans a vécu un véritable conte de Noël. Victime d’un virus à l’automne, Stéphane Lacroix avait dû subir une première opération à cœur ouvert afin de placer une pompe, seul moyen de faire fonctionner correctement son cœur. Maintenu en vie, son avenir dépendait alors d’un don d’organes. Le miracle est finalement intervenu à la veille de Noël.

Opéré une nouvelle fois dans la nuit du 23 au 24 décembre, à Toronto, il est désormais en convalescence à la maison Ronald McDonald de la Ville Reine.

En son absence, la communauté s’est organisée, touchée par ce drame qui a heureusement connu une issue positive.

Plusieurs collectes ont été organisées dans l’urgence afin de venir en aide à la famille pour défrayer les coûts associés à l’intervention et pour ceux à venir.

Un total de 12 000 $ a été collecté en seulement trois jours, amassés à L’Escale, par le détachement de Rockland de la Police provinciale de l’Ontario et par Grenon Independent, de Roger Grenon qui a donné 5 000 $.

 « Quand j’ai vu les policiers faire une collecte, je n’étais pas encore au courant de cette histoire. Quand ils m’ont expliqué que c’était pour un jeune homme qui attendait une transplantation du cœur, je n’ai pas hésité une seconde. Avec les employés, nous faisons chaque année une collecte de fonds que nous redistribuons dans la communauté pour les organismes qui ont besoin d’argent. Nous voulions aider cette famille et cet enfant qui était entre la vie et la mort. La seule chose que nous pouvions faire était de donner de l’argent. Quand j’ai lu qu’il avait été opéré avec succès, ça m’a vraiment fait plaisir », explique M. Grenon.

L’école secondaire catholique L’Escale a ouvert un compte pour continuer à lever des fonds. Les nouveaux dons peuvent être adressés à l’école au nom de « Pavillon intermédiaire L’Escale ».

Article publié dans l’édition du jeudi 12 janvier 2012 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


LES ÉLUS S’INQUIÈTENT DU DÉMÉNAGEMENT DES BUREAUX DE LA DÉFENSE NATIONALE

12 janvier 2012

Les élus de Clarence-Rockland expriment leur inquiétude face au futur déménagement des bureaux dela Défensenationale dans le secteur Kanata. Leurs homologues de l’est d’Ottawa réfléchissent aux moyens d’éviter l’exode annoncé.

L’inquiétude dela Citéde Clarence-Rockland, les conseillers de Cumberland et Orléans, Stephen Blais et Bob Monette, la partagent également.

En décidant d’installer les 10 000 employés des bureaux de l’est d’Ottawa dela Défensenationale dans les anciens locaux de l’entreprise Nortel dans le secteur de Kanata, le gouvernement fédéral n’a pas fait que des heureux.

À Clarence-Rockland comme dans tout l’est d’Ottawa, une proportion importante des résidents travaille pour la fonction publique fédérale et le maire, Marcel Guibord, redoute un exode.

Dans une résolution votée fin décembre, le conseil municipal a fait part de son inquiétude.

« La municipalité supporte toutes les activités qui feront en sorte que le gouvernement fédéral renverse sa décision ou pour qu’il offre des programmes qui allégeront l’impact sur les municipalités affectées », soulignent les élus.

Le conseil municipal compte sur l’appui des Comtés unis de Prescott-Russell pour faire valoir ses préoccupations, ainsi que sur le soutien des élus de l’est d’Ottawa.

Le conseiller de Cumberland, Stephen Blais, a pris connaissance de la résolution votée par Clarence-Rockland. Mais pour lui, comme pour le conseiller d’Orléans Bob Monette, il est déjà trop tard pour faire machine arrière. L’heure est désormais venue de trouver une alternative pour conserver la population.

« La décision est presque effective, on ne la changera pas. Ce qu’il nous faut désormais, c’est développer un plan stratégique pour le développement économique de nos communautés. Je travaille actuellement là-dessus avecla Villed’Ottawa et la chambre de commerce. Si nous voulons garder nos résidents, nous devons leur proposer des emplois de bonne qualité, dans le secteur public et privé. Nous devons attirer des investisseurs et créer de l’activité. Notre salut passe par là et nous ne devons pas attendre que le gouvernement règle nos problèmes. On doit agir ! ».

Le conseiller Bob Monette partage cette analyse.

« Cette décision va avoir un gros effet dans notre communauté, c’est certain. Mais nous devons convaincre les gens de rester. La qualité de vie d’Orléans est un atout, mais il faut penser à développer l’activité économique. Il est donc important de garder des terrains disponibles pour le secteur commercial et industriel, et que les deux paliers gouvernementaux viennent à la table pour nous aider à créer de l’activité et des emplois de qualité ici. Le provincial est peu présent dans notre secteur actuellement, il doit s’investir davantage. Tous les élus de l’est d’Ottawa doivent travailler ensemble pour trouver des solutions ».

Article publié dans l’édition du jeudi 12 janvier 2012 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


« CE SERA DIFFICILE DE MAINTENIR LA HAUSSE DES TAXES AU NIVEAU DE L’INFLATION » – PIERRE TESSIER

12 janvier 2012

Alors que plusieurs réunions spéciales sur le budget sont prévues à partir d’aujourd’hui et dans les prochains jours, le directeur général Pierre Tessier confie qu’il sera difficile d’avoir une hausse des taxes maîtrisée au niveau de l’inflation, en 2012.

 « Je ne peux pas encore donner de chiffres car nous n’avons pas encore parlé au conseil, mais il sera difficile de maintenir la hausse des taxes au niveau de l’inflation », explique Pierre Tessier.

Le directeur général par intérim de la Cité de Clarence-Rockland évoque les engagements financiers pris par la Ville, ainsi que la hausse des coûts de l’énergie pour expliquer la situation actuelle.

« Comme en 2011, les années 2012 et 2013 seront difficiles car nous avons beaucoup emprunté. La situation financière est bonne, mais comme toutes les municipalités en croissance, nous devons investir. La pression et les attentes sont plus fortes, nous devons anticiper pour les 5, 10, 15 ans à venir ».

M. Tessier plaide donc pour une année de consolidation où la priorité sera davantage de finir les projets commencés, plutôt que d’en entamer de nouveaux.

« On ne peut pas emprunter continuellement, car pour payer les emprunts, il faut ensuite augmenter les taxes ou diminuer les services. Nous allons faire la liste des projets pour chaque département et le conseil décidera ensuite leur ordre de priorités ».

Le budget devrait être présenté à la réunion régulière du conseil municipal en février.

Fort de son expérience dans d’autres municipalités, M. Tessier ne croit pas que la situation de Clarence-Rockland soit différente.

« Je crois que c’est un problème universel. Les municipalités ne peuvent compter que sur le revenu des taxes foncières et ce n’est pas assez. Il y a une démarche à faire auprès des gouvernements provincial et fédéral pour obtenir de nouveaux outils. Les coûts augmentent continuellement, on nous transfère certains services sans que nous donner davantage de moyens, ce n’est pas raisonnable ! ».

Chaque département viendra donc présenter ses doléances auprès du conseil municipal lors de réunions ouvertes au public.

La première, le jeudi 12 janvier, à l’Hôtel de ville, concernera l’aménagement du territoire de 18h30 à 19h30, puis la bibliothèque publique de 19h30 à 20h30 et enfin, de 20h30 à 21h30, de l’administration et les finances.

Le samedi 14 janvier, à l’Hôtel de ville, la réunion débutera avec les services communautaires, de 9h à 11h, puis la réglementation, de 11h à 12h et enfin, les pompiers, de 13h à 14h30.

Enfin, le mardi 17 janvier, la réunion se tiendra, de 18h30 à 21h30, au centre communautaire de Bourget et concernera les services physiques.

Une dernière réunion devrait être organisée dont la date restait à déterminer au moment d’aller sous presse.

Article publié dans l’édition du jeudi 12 janvier 2012 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


UN VILLAGE FÉERIQUE

22 décembre 2011

Pour la sixième année consécutive, Lucie Lortie et Gérald Lacroix reconduisent leur féérique village de Noël dans le sous-sol de leur maison, à Bourget.

 « On aime ça encore plus que les gens qui nous visitent. On s’assoit le soir, on allume le village et on s’émerveille », lance Gérald Lacroix.

Au 3871, rue Champlain à Bourget, M. Lacroix et sa compagne, Lucie Lortie, accueillent le public qui vient visiter, sur rendez-vous, un lieu d’enchantement créé il y a six ans déjà.

« L’an dernier, nous avons eu 185 visiteurs. Cette année, on voudrait en avoir encore plus. Des groupes sont venus nous voir, notamment le Club Optimiste de Bourget et le Comité de loisirs. Nous avons déjà eu 60 visiteurs et on espère encore davantage car le bouche à oreille fonctionne bien ».

Si certains proches et habitués ont accouru pour voir les nombreuses nouveautés apportées au village, plusieurs personnes n’étaient jamais venues admirer le travail de deux semaines réalisé par Mme Lortie.

« Chaque année, le village s’agrandit. On change la disposition et on ajoute de nouvelles pièces. Il y a environ 1 500 figurines dans le village. Certaines personnes nous en donnent quand ils savent ce que nous faisons, d’autres faisaient des villages et ont arrêté, alors on leur rachète les pièces que nous n’avons pas. C’est un investissement, mais ça n’a aucune importance. On est contents de le faire ».

Plusieurs sections composent le site qui émerveille les visiteurs depuis le 15 novembre et qui restera illuminé jusqu’au 31 janvier.

« Nous allons encore en ajouter d’autres l’année prochaine ! », prévient M. Lacroix.

Le couple profite de cette initiative pour collecter des dons afin de soutenir deux causes qui leur sont chères, la Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne du cancer.

« Nous avons perdu des proches à cause de ces maladies, on veut faire quelque chose ».

L’an dernier, ils ont remis un chèque de près de 600 dollars à chaque organisme. Cette année, ils ont déjà collecté 1000 dollars.

« On ne se fixe pas d’objectif mais chaque dollar récolté compte ».

Le public a  jusqu’au 31 janvier pour venir admirer cette œuvre, en semaine comme le week-end.

Article publié dans l’édition du jeudi 22 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


ÎLE CLARENCE : LES TERRAINS NE SONT PLUS À VENDRE

22 décembre 2011

Le conseil municipal a suivi la recommandation du comité consultatif en environnement en signant l’arrêt définitif de toutes les procédures reliées à la vente des propriétés appartenant à la Cité de Clarence-Rockland sur l’île Clarence.

 À l’issue d’un vote enregistré, le conseil a décidé de cesser officiellement toute vente par six voix contre trois. Bernard Payer, Michel Thivierge et Raymond Serrurier se sont opposés avec verve à cette résolution qui conclut un chapitre entamé sous l’ancien mandat.

Dans l’assistance, le président  du comité consultatif en environnement, Claude Vachon, avait le sourire, alors qui travaille actuellement à récolter des fonds avec le projet « L’Île de Clarence, une richesse à préserver ».

« Je suis très heureux de ce vote. La Société environnementale de Clarence-Rockland (SECR) a travaillé très fort pour que cette résolution soit votée. Nous avons une vision et elle dépasse ceux qui ne voient qu’à court terme et ne pensent qu’aux routes ».

Les discussions ont été âpres entre les élus. Quelques jours plus tard, le conseiller Thivierge ne décolère pas.

« Il n’y a aucun accès à cette île pour les résidents ! Parce qu’un homme la trouve belle et veut que la Ville la conserve, on prend une décision désastreuse qui va nous coûter de l’argent. Il y a d’autres priorités financières pour la municipalité, c’est du gaspillage ! ».

M. Serrurier est sur la même longueur d’onde.

« Ce sont de toutes petites parcelles éparpillées entre des terrains privés. Je ne suis pas contre la préservation environnementale, mais il n’y a rien à faire avec ça. Autant les transférer à moindre coût aux propriétaires pour qu’ils en prennent soin ».

L’île Clarence se compose de 17 parcelles dont 10 appartiennent à la Ville. La plus grande, à l’est, fait 0,55 acres. L’érosion des berges a déjà fait disparaître une partie de l’île, au nord-ouest. 

Si les conseillers s’entendent pour dire que les terrains municipaux n’ont aucune valeur financière, la vision de leur avenir diffère.

« Ils ne valent rien alors autant les garder ! Les bénévoles travaillent fort pour aller chercher des octrois. L’arrêt de la vente est un premier pas. La Ville n’a pas d’argent à investir, mais essayons au moins de voir si on peut aller chercher de l’argent. De toute façon, pour l’instant, ce site ne nous coûte rien », explique Guy Desjardins.

Le maire Marcel Guibord a abondé dans le même sens, lors des discussions à la table du conseil.

« Si nous vendons ces terrains, ils ne rapporteront rien à la Ville. Nous avons la chance d’avoir un site fantastique, il faut essayer de faire quelque chose avec ça ».

Alors que M. Thivierge se dit prêt à endosser le projet s’il est seulement financé par des subventions, le conseiller Serrurier reste sceptique.

« Les subventions vont payer l’étude pour la préservation des berges, mais les travaux qui seront nécessaires ensuite, devront être financés par la Ville. On parle de grosses sommes d’argent. Le maire se plaît à dire que nous n’avons pas d’argent, je ne comprends pas qu’il soutienne ce projet ! ».

En signant la résolution, le conseil supportera également l’identification de l’île et de la presqu’île comme site naturel d’importance pour les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR).

« Les CUPR révisent leur plan officiel, c’est donc le bon moment pour entreprendre la démarche. Cela donnera à ce site le même statut ce que Jessup’s Falls », explique M. Vachon.

Article publié dans l’édition du jeudi 22 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


LES DISCUSSIONS SE POURSUIVENT ENTRE LA VILLE ET SES COLS BLEUS

22 décembre 2011

La menace d’une grève pèse toujours sur la Cité de Clarence-Rockland, même si les discussions de la semaine dernière ont été positives, selon les deux parties.

Sans contrat depuis le 31 décembre 2010, les employés municipaux de la Cité de Clarence-Rockland discutent actuellement pour renouveler leur convention collective.

La semaine dernière, le Syndicat canadien de la Fonction publique (SCFP) est retourné à la table des négociations pour une série de quatre rencontres visant à aplanir les différends et à trouver un accord.

La directrice des ressources humaines par intérim de la Cité de Clarence-Rockland, Thérèse Lefaivre, parle d’échanges positifs, alors que deux autres séances étaient encore prévues cette semaine.

« Les discussions se poursuivent mais nous avons eu deux très bonnes journées la semaine dernière, a déclaré Mme Lefaivre à L’Écho, en début de semaine. Nous avons fait des propositions et j’ai bon espoir que nous parviendrons à un accord sur une nouvelle convention. Pour l’instant, je ne peux pas en dire plus. Nous devons nous revoir mercredi et jeudi (21 et 22 décembre – ndlr) ».

Du côté syndical, Jean-Marc Bézaire, du local 503 de la SCFP, reconnaît que des progrès ont été accomplis. Toutefois, il reste vigilant.

« Ça fait un an que les discussions traînent. Nous avons attendu assez longtemps ! Il y a eu des manquements de la part de la ville qui a sous-estimé le dossier. Nous avons bien travaillé, mais il reste encore beaucoup à faire ».

Le conseiller syndical doute que les discussions aboutissent avant les congés des Fêtes.

« Lorsque nous nous sommes assis la semaine dernière, il restait encore 57 % de la convention collective à régler. Aujourd’hui, il en reste encore 40 % et je ne pense pas que nous aurons le temps de tout aborder cette semaine ».

Sans vouloir entrer dans le détail des discussions, M. Bézaire indique notamment que la question des salaires n’a pas encore été réglée, tout comme la durée de la nouvelle convention.

En cas d’échec  des négociations, le syndicat dispose d’un mandat de grève. Avant de reprendre les discussions, les 70 employés municipaux syndiqués de la Cité de Clarence-Rockland avaient voté à 93% en faveur du mandat, mercredi 14 décembre.

« Nous espérons une entente, mais nous allons quand même nous préparer au cas où il faudrait déclencher une grève ».

Le syndicat insiste toutefois sur sa bonne volonté, indiquant ne pas avoir voulu entamer de grève pendant la période des fêtes et attendre le mois de janvier pour se décider.

D’ici là, d’autres occasions seront offertes pour que les parties patronale et syndicale se rencontrent. Et M. Bézaire apprécie la nouvelle dynamique qui s’est installée dans les discussions.

« Jusqu’ici, la ville était représentée par un avocat car elle n’avait plus de directeur général. Nous avons été très encouragés de voir arriver, la semaine dernière, le directeur-général intérimaire, Pierre Tessier, à la table des discussions. C’est un homme d’expérience pour qui j’ai beaucoup de respect ».  

Article publié dans l’édition du jeudi 22 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


LES CONSEILLERS VEULENT SAVOIR

22 décembre 2011

Quatre conseillers ont signé la lettre, présentée lundi 12 décembre, qui a été adressée à la ministre des Affaires municipales et du Logement, Kathleen Wynne, par le Comité de citoyens de Clarence-Rockland. D’une même voix, les élus disent ne vouloir qu’une seule chose : connaître la vérité pour pouvoir travailler.

Le comité de citoyens demande à la ministre de surveiller de près les agissements du conseil municipal depuis décembre 2010. La publication anonyme, sur Facebook, en août dernier, de présumés courriels échangés entre le maire Marcel Guibord, plusieurs conseillers et l’homme d’affaire, Stéphane J. Lalonde, et dont on ne sait toujours pas s’ils sont authentiques, inquiète ces résidents qui enjoignent Queen’s Park à intervenir pour faire la lumière sur cette affaire.

Parmi les signataires de la missive, Michel Thivierge, Raymond Serrurier, Bernard Payer et Guy Desjardins ont apposé leur signature. Tous ont été approchés par le comité et, à l’exception de M. Desjardins, ils n’ont pas hésité une seconde à apporter leur soutien à cette démarche.

« J’ai hésité à signer car je ne voulais pas que cela jette plus de trouble entre les deux côtés du conseil. J’essaie de rapprocher tout le monde, car on n’avance pas », explique le conseiller du quartier 6.

Toutefois, le souci d’en finir avec cette histoire a été le plus fort pour M. Desjardins. Comme les trois autres élus, il considère qu’il faut en finir.

« La ville en pâtit et j’espère que cela va permettre de régler les choses. Beaucoup de gens me demandent : ‘Quand est-ce que cela va s’arranger ?’ et je ne sais pas quoi leur répondre. Nous avons besoin de clarifier la situation ».

Le son de cloche est le même chez les autres signataires élus.

« Je veux savoir, une fois pour toute, si ces courriels sont authentiques. Je comprends les citoyens. Nous avons besoin de connaître la vérité », explique M. Thivierge.

« Les gens posent des questions au conseil et ils n’obtiennent pas de réponses. Voilà où cela nous mène aujourd’hui », juge M. Serrurier.

Après un an de travail, M. Payer regrette que l’atmosphère actuelle qui règne au sein du conseil ne prête pas au travail. Le conseiller de quartier 3 se dit optimiste que la lettre aura un impact.

« Le fait que quatre membres du conseil signent cette lettre veut dire quelque chose et j’espère que cela fera avancer les choses. Il ne faut pas s’en cacher, on ne travaille pas bien et il faut qu’on lève les doutes pour aller de l’avant ».

M. Serrurier réfute que le climat actuel pénalise l’avancée des dossiers. Toutefois, il indique que le véritable problème réside dans l’existence d’un agenda caché.

« C’est clair qu’il y a un agenda caché et cela nuit à notre travail. L’histoire de Daniel Gatien (l’ancien directeur-général – ndlr) était préméditée ! ».

Alors que l’enquête de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) se poursuit concernant les prétendus courriels, le maire préfère garder le silence en attendant les résultats de l’enquête.

M. Desjardins espère que la ministre sonnera la fin des enfantillages.

« Parfois, on s’obstine pour rien. Ce sont des enfantillages. Quand on est à l’école, on va voir la maîtresse quand et il y a un problème. Et quand il ne se règle pas, on va voir la directrice. C’est un peu pareil aujourd’hui ».

Article publié dans l’édition du jeudi 22 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


C’EST NOËL POUR LES AMATEURS DE HOCKEY

22 décembre 2011

Le rendez-vous devait rester secret, mais le bouche à oreille a fonctionné. Plusieurs amateurs de hockey se sont retrouvés dans l’aréna de l’Académie canadienne et internationale de hockey (ACIH), vendredi 16 décembre, pour assister à l’entraînement des Bruins de Boston.

Installés devant le couloir qui mène à la chambre des joueurs, Dominique Parenteau, Dave Spacek et Joshua Malbeuf attendent patiemment la sortie de l’entraîneur-chef, Claude Julien.

Les yeux encore émerveillés, ils n’en reviennent toujours pas d’avoir vu les Bruins de Boston, vainqueurs de la dernière Coupe Stanley, s’entraîner sur la glace de Rockland.

« Ça va vraiment vite par rapport aux juniors, leurs tirs sont impressionnants… », répètent-ils, bouche bée.

Les trois jeunes joueurs des Aigles ont fait le voyage depuis Saint-Isidore pour venir admirer leurs idoles : Benoît Pouliot, bien sûr, mais aussi Zdeno Chara, Chris Kelly ou encore Tim Thomas…

Finalement, leur patience est récompensée. Claude Julien, de retour dans l’est ontarien, prend le temps de s’arrêter pour signer des autographes, prendre une photo et dire un petit mot.

Président d’honneur de l’ACIH lors de l’ouverture le 25 août dernier, le Franco-Ontarien est revenu à Rockland, cette fois, pour diriger un entraînement avec ses joueurs.

« C’est fantastique ce qu’on a ici, s’est-il exclamé à l’issue de la séance.  C’est tellement bien bâti, tout a été tellement bien étudié et pensé. Les gars ont été impressionnés. Ils étaient vraiment heureux d’être ici aujourd’hui, avec tous ces gens venus les voir. C’est bien pour l’équipe car cela nous permet d’avoir du temps tous ensemble, c’est important pour l’alchimie du groupe ».

Fier de montrer sa région de l’est ontarien, il l’était d’autant plus de leur présenter la nouvelle académie.

« C’est une fierté personnelle de leur montrer une aréna aussi spectaculaire ! C’est vraiment bien pour la région. Ça aura un impact positif sur le hockey mineur dans la région ».

En fin connaisseur des exigences du sport de haut niveau, l’entraîneur des Bruins trouve également important que l’académie partage le temps des élèves entre le hockey et les études.

« C’est une bonne philosophie car la réalité est que les statistiques ne plaident pas en faveur d’un fort taux de réussite pour devenir professionnel ».

Les jeunes de l’académie ont pu observer un représentant de la région qui a franchi les étapes difficiles qui mènent vers les sommets. Originaire d’Alfred, Benoît Pouliot a confié ses impressions.

« Je n’étais jamais venu avant, c’est vraiment nice ! Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je suis impressionné. Ça fait vraiment plaisir de revenir ici. Ça m’a permis de revoir des amis et des visages connus ».

Aux nombreux jeunes venus observer  ses prouesses, le numéro 67 des Bruins lance quelques conseils.

« Il faut travailler fort pour réussir à devenir professionnel et ne jamais lâcher. J’ai connu des périodes difficiles et des déceptions, mais il faut continuer à y croire et à travailler ».

Quelques années plus tôt, Benoît Pouliot avoue qu’il aurait bien aimé disposer des mêmes installations que les jeunes de l’académie. Un constat que fait également le Québécois, Jordan Caron.

« L’endroit est parfait ! C’est vraiment agréable d’être ici et de voir tous les gens qui sont venus nous voir ».

La visite des Bruins leur a porté bonheur puisque le lendemain, ils se sont défaits sans difficultés des Flyers de Philadelphie par la marque de 6 à 0.

Article publié dans l’édition du jeudi 22 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


« JE SERAIS DÉÇU SI NOUS N’ALLONS PAS EN FINALE CETTE ANNÉE » – ANDRÉ ROY

8 décembre 2011

Le manager général des Nationals de Rockland, André Roy, fixe un objectif ambitieux à ses troupes : la finale au minimum. Après 15 rencontres, les Nationals pointent à la troisième position de la Ligue de hockey junior de la capitale Nationale.

Finalistes malheureux contre les Panthères d’Embrun en 2009 et 2010, les Nationals devront rééditer la même performance cette année, sous peine  de décevoir leur manager général.

Après une intersaison perturbée par de nombreux départs, pour des raisons de limite d’âge, les Nats se sont reconstruits une équipe capable, selon ce dernier, d’aller aussi loin que les deux dernières saisons.

« Nous avons perdu une quinzaine de joueurs car ils étaient trop vieux. Ça a été difficile de rebâtir une équipe qui tient la route, mais heureusement beaucoup de nos joueurs ont parlé des Nats et nous avons récupéré huit joueurs de Toronto, venus dans la région faire leurs études à Carleton et à l’Université d’Ottawa ».

Il faut dire que depuis cette année, les Nats ont un argument de poids pour attirer de nouveaux talents. L’équipe de Rockland a élu domicile dans la toute nouvelle Académie internationale de hockey.

« Nous sommes choyés ! La glace est d’un niveau professionnel, l’aréna peut accueillir 2000 personnes assises et nous avons accès à une patinoire de pratique et à de l’espace pour entreposer notre matériel. Ce sont des conditions de travail idéales, sans équivalent dans la région ».

Cela n’a pas empêché les Nats de concéder trois défaites à domicile depuis le début de la saison.

André Roy en explique les raisons.

« Le seul inconvénient de nos nouvelles acquisitions, c’est que lors de Thanksgiving et des vacances universitaires, bon nombre de nos nouveaux joueurs sont repartis voir leur famille à Toronto. Nous les laissons également se concentrer sur leurs études en période d’examen ».

L’optimisme d’André Roy

Défaits cinq fois cette saison, les Nats ont perdu deux fois contre Cumberland et deux fois contre Embrun, deux équipes qui occupent actuellement les premières places du classement. Optimiste, M. Roy y voit malgré tout un avantage.

« Nous n’avons jamais joué avec notre vraie équipe lors des matches perdus contre les Bandits et les Panthères. Ce sera une équipe totalement nouvelle la prochaine fois, et je pense que nous aurons plus de chances ». 

Car malgré ces revers, l’équipe prend forme et l’intégration s’est bien faite.

« Nous avons une équipe très rapide avec une très bonne discipline qui nous évite de nous retrouver en infériorité numérique. Nous insistons beaucoup dessus car on ne gagne pas un match en étant dans la boîte de punition ! ».

Parmi les joueurs majeurs de cette équipe, les Nats s’appuient sur deux joueurs locaux, Maxime et Philippe Béland, anciens pensionnaires de junior B avec les Castors de Clarence. Ce dernier est actuellement le meilleur marqueur de son équipe avec 8 réalisations et compte également 7 assistances. La ligne offensive des Nats est l’une des satisfactions cette année, notamment grâce au travail d’Éric Leduc qui a délivré 16 passes décisives, et aussi de Jeff Gottzman, un ancien junior A.

Avec ces joueurs, le capitaine Tyler O’Brien et l’expérimenté gardien Chris Telford, M. Roy est persuadé que les Nats peuvent viser haut.

« Nous avons de bonne chance cette année et je serais déçu si nous n’allons pas en finale. Nous travaillons très fort pour y parvenir. Nous avons une très bonne équipe dirigeante, notamment l’entraineur Tim Kosch, qui arrive bien à canaliser et à gérer nos jeunes ».

Pour concurrencer les Bandits et les Panthères, les Nationals doivent encore apprendre à rester concentrés et à soigner leur défense. Le manager général indique d’ailleurs qu’il étudie la possibilité d’aller chercher deux nouveaux défenseurs d’ici le 10 janvier, peut-être issus de l’équipe junior B d’Ottawa West, avec laquelle les Nats sont affiliés.

« C’est la défense qui fait gagner un championnat. On sait que trois équipes sont favorites cette année : les Bandits, les Panthères et les Nats. Depuis la disparition des deux divisions (les divisions est et ouest sont désormais réunies au sein d’un seul championnat – ndlr), nous avons la chance de jouer plusieurs fois contre eux ».

Une bonne manière pour les Nats de voir ce qu’ils leur restent à faire pour bousculer la hiérarchie.

Article publié dans l’édition du jeudi 8 décembre 2011 du journal bimensuel de Clarence-Rockland L’Echo.


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