LES BONNES HABITUDES D’ANDRÉ GIVOGUE

 

Près d’un an après son premier séjour à Hollywood, André Givogue retourne dans l’antre du cinéma mondial comme réalisateur, pour présenter son propre court-métrage, « It’s all a dream ». Le Reflet l’a rencontré à la veille de son départ.

Détendu, le jeune acteur de Marionville ne quitte pas son sourire. Il faut dire que depuis un an, sa carrière a pris un virage très satisfaisant.

Le mardi 20 juillet dernier, à Orléans, à la veille de partir pour Pasadena, il a évoqué avec plaisir cette année écoulée qui le voit retourner sur le lieu de ses premiers exploits, un an après y avoir remporté le prix de la « meilleure séquence d’action » au Festival Action on film, avec son acolyte Pascal Aka, pour le long-métrage « Jamie and Eddie : Souls of strife ». Acteur pour cette réalisation, André Givogue se rendra cette fois à Los Angeles dans un nouveau rôle, celui de réalisateur.

« Tout est parti d’une discussion entre Lisa Meuser et moi. Nous avions travaillé ensemble sur quelques projets car elle s’occupe de la production pour de nombreux films indépendants. Nous avions lancé l’idée de faire quelque chose ensemble et le Sexy Film Festival d’Ottawa nous a décidés à nous lancer ».

En dix heures à peine est né « It’s all a dream », un court-métrage décalé racontant l’histoire d’un insomniaque qui trouve le sommeil grâce à une boisson magique qui stimule la passion et cultive l’imagination, à tel point que le personnage principal ne veut plus se réveiller.

Plusieurs cordes à son arc

Pour ce projet, une petite équipe de dix personnes s’est réunie sous la direction de Lisa et André, qui incarne également le premier rôle.

« J’ai l’habitude de jouer dans des films d’action et de camper un certain type de personnage. Cette fois, il n’y a pas d’arts martiaux, ni de scènes de combat. Cela me permet de jouer avec une autre partie de ma personnalité et de montrer que je ne suis pas enfermé dans un seul personnage. C’est important de sortir des stéréotypes pour pouvoir travailler dans ce milieu et bâtir un portfolio plus diversifié ».

Mais André Givogue voit également plus loin. Habitué à travailler avec la même équipe, il se verrait volontiers faire comme l’acteur Adam Sandler et sa compagnie de production Happy Madison pour monter ses propres productions avec son entourage en trouvant le financement. Cette première expérience a de quoi l’encourager.

« La réalisation est une expérience enrichissante car quand je joue, j’ai l’habitude d’être dirigé par quelqu’un de l’extérieur et de me concentrer uniquement sur mon rôle. Là, il fallait faire les deux, avoir un côté créatif et directif qui n’était pas évident », explique-t-il.

En février dernier, à Ottawa, lors du Sexy Film Festival, le public a réservé un accueil chaleureux à cette première réalisation de l’enfant de Marionville qui s’est donc décidé à la proposer au Festival international Action On Film, qui se déroule du 23 au 30 juillet.

« J’ai vraiment été heureux quand ils nous ont dit que nous pourrions concourir dans la catégorie ‘court-métrage’. Quelque soit le résultat, c’est vraiment encourageant ! ».

Un rôle dans une production de 115 millions

À Pasadena, il sera également à l’affiche d’Evol, le deuxième long-métrage de Pascal Aka où il retrouve un rôle plus habituel de dur à cuire. Une étiquette qu’il ne souhaite pas trop collante, donc, mais qui lui a également permis, cette année, de jouer dans sa première production hollywoodienne d’envergure, au budget de 115 millions de dollars.

« Il y a deux ans, je m’étais fixé pour objectif de faire mes premiers pas dans une production majeure. J’ai eu cette chance cette année en étant doublure pour les cascades et ça m’a permis de passer du statut amateur à celui de professionnel en intégrant l’Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists (ACTRA). La prochaine étape sera d’avoir un rôle plus important dans ce type de production ».

S’il doit encore combiner sa carrière avec un autre emploi au NX Martial Arts and Fitness, à Orléans, André Givogue voit donc l’avenir avec optimisme. Durant 10 jours, il continuera à travailler son carnet d’adresse à Los Angeles, mais profitera également de l’occasion pour faire un peu de tourisme.

Un repos bien mérité après une année chargée, alors qu’il travaille actuellement sur un projet d’émission de télévision avec son équipe.

Article publié dans l’édition du mardi 27 juillet 2010 du journal hebdomadaire ontarion Le Reflet.

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